mardi 15 novembre 2005

Vide des sens

Avant-propos : merci à la trentaine d’entre vous qui s’est d’ores et déjà localisée sur la carte. Certains mettent même des photos et des images ce que je trouve très sympa, je vous invite à continuer. Le seul hic c’est que vous devriez être au moins cinq fois plus nombreux. On pourrait commencer à avoir une carte significative à partir de cent, soit une petite moitié d’entre vous. Alors allez, on se bouge le popotin et on va se signaler en cliquant ici, ça prend quinze secondes de votre temps. Pas besoin d’entrer une « vraie » identité/pseudo si vous souhaitez rester anonyme, c’est la localisation qui est - vous l’aurez compris - le plus intéressant dans l’affaire.

Mais vous vous demandez le pourquoi de cette soudaine lubie statistique ? C’est simple, j’envisage dans un premier temps de vous refourguer des produits dérivés pour Noël. Ensuite, je revendrai vos coordonnées à des magazines pornos et vos numéros de carte bancaire à des pirates Sud-Coréens. Puis lorsque j’aurai amassé suffisamment d’argent grâce à cette technique, je paierai des Yougoslaves pour vous péter les genoux, à toutes et à tous. Juste comme ça, pour déconner.

Vous voyez c’est totalement désintéressé, c’est pour VOUS que je fais ça. Alors participez. Merci.

Sinon, tant pis.

************

J’ai eu une réflexion, récemment. Une révélation. Je n’aime pas le sexe.

Je savais déjà que je n’étais pas copain avec lui. Mais je pensais qu’il s’agissait uniquement d’un truc traumatique ou névrotique. D’autant plus que je suis un mateur semi-professionnel, je l’avoue, c’est un de mes défauts. Les filles, les garçons (bon surtout les filles), tout le monde y passe. En toute logique, ça devrait faire de moi un obsédé, ou tout au moins quelqu’un doté d’une énergie sexuelle proéminente. Ben, pas vraiment.

Pratiquer le sexe m’emmerde. Moins lorsque j’aime, mais globalement, si. J’ai rarement envie d’une femme, de la pénétrer. En revanche, j’aurai sans cesse envie de la toucher un peu partout, de la sentir. Ce n’est pas vraiment gênant, mais j’aimerais bien avoir envie de troncher de temps en temps. Pour moi, la chose est telle une contrainte, comme la soif ou le sommeil. Vous avez soif, vous buvez. Vous avez sommeil, vous dormez. Vous êtes excité, vous éjaculez. Y a pas de notion d’envie et de plaisir, et ce n’est ni normal, ni souhaitable.

Cela ne me sert à rien de me casser la tête sur ce problème, déjà faudrait-il que j’aie une relation stable avec quelqu’un, et en ce moment l’envie n’y est pas. Mais... à creuser. C’est à creuser. J’y reviendrai lorsque j’aurai des pistes.

************

Nous sommes le 15 novembre, le jeu qui consistait à remplir une grille de mots croisés prend fin. Voici les solutions des deux grilles (remplies par Myriam, Joris et Carol) :

Solution de la Grille n°1
Solution de la Grille n°1


Et celle de la Grille n°2
Et celle de la Grille n°2


Bravo à tous ceux qui ont participé, personne n’a fait de sans faute à la grille n°1 mais je vous aime quand même. Quant à la grille n°2, Carol l’a torchée en cinq minutes, me dégoûtant à vie du cruciverbisme.

C’est ça, cachez votre joie...

samedi 5 novembre 2005

Humeurs.

Ca m’emmerde de m’être servi de Sarko dans ma dernière entrée. Ca m’emmerde, parce qu’en ce moment tous les autres sont pires.

Sarkozy est partout présenté comme le responsable des émeutes - d’ailleurs le terme "émeute" m’emmerde, je préfère dans le cas présent parler de vandalisme pur et gratuit - à la radio, à la télé, dans la presse. Le PS et les Verts y vont gentiment de leur connerie, Mamère déclarant que « ce n’est pas étonnant, avec ce que Sarkozy a dit. » Allez-y les gars, saccagez tout : on ne vous accusera de rien, tout est la faute de Sarkozy ! Ahem. On marche sur la tête, là.

Je n’aime pas le petit Nicolas, ce n’est pas un secret. Mais je trouve qu’il est de très bon ton de ne pas l’aimer en ce moment, alors que le gars a le mérite d’appeler les choses par leur nom, ce qui est franchement exceptionnel en politique. Oui, des gens qui brûlent des écoles primaires, caillassent et tirent sur les pompiers, les ambulanciers, les flics, les transports et molestent des personnes, voire les aspergent d’essence ( !!!) ne sont effectivement que des racailles, et le mot est faible.

Pour être parfaitement honnête, je dirais même que ces (jeunes) gens qui font parler d’eux ne sont que des sous-merdes purulentes bloquées à l’état larvaire, aux facultés intellectuelles pulvérisées par une sous-culture banlieusarde nauséabonde et abjecte importée directement des Etats-Unis, ce merveilleux pays il y a encore peu ségrégationniste et champion du monde des guerres urbaines. Je parle de cette merde de gangsta rap et assimilés, "musique" qui se veut subversive mais qui n’est qu’un concentré d’indigence couplée à un ramassis de discours haineux, ultra-violent, raciste et sexiste.

Je vais être encore plus honnête, tiens. Si d’aventure on apprenait aux infos qu’un de ces petits merdeux s’est fait flamber tout seul à la suite d’une fausse manip’, j’ai honte à le dire, mais je crois bien que j’en pleurerais de rire. Et assez vite, bien entendu, j’aurais une pensée tartinée d’amertume pour les parents qui, au-delà de la douleur de la perte de l’enfant, se mordraient les couilles de honte d’avoir pondu un mioche aussi con.

Oui, ce sont des petits cons, des micro-bouses qui pensent que tout leur est dû, qui se prennent pour Dieu le Père et se présentent en victimes à qui veut bien l’entendre. Et des cons pour l’entendre, ça, il y en a un paquet. Dans peu de temps on entendra certains imbéciles finis - qui ont le malheur d’être des responsables politiques potentiels - dire que "les pauvres, ils n’ont pas de chance, c’est notre faute, dialoguons avec eux, tendons-leur la main, faisons-leur des bisous." A gerber.

Il n’y a aucune compromission possible avec la violence. Ils n’ont absolument et en toute rigueur aucune excuse qui justifie ce qui se passe. On va me parler de la difficulté d’intégration. Mon cul. 99% des immigrés et enfants d’immigrés s’intègrent parfaitement. Mes parents en font partie, mes soeurs en font partie, j’en fais partie. On va alors me parler de discrimination à l’embauche. Cela existe effectivement et devrait être sévèrement puni. Mais ne venez pas me raconter que c’est une généralité, pitié... Et puis avant de pouvoir prétendre à un emploi, faudrait peut-être que les gamins dont nous parlons aillent un peu plus souvent à l’école et qu’ils s’y donnent les moyens de réussir. Sinon effectivement, ça risque d’être coton pour eux. Mais il est tellement plus simple de se poser en victime de la société, vous comprenez ?

Plutôt que de chier sur le Ministre de l’Intérieur et les flics, nous devrions plutôt - et ce indifféremment de notre sensibilité politique - montrer notre soutien jusqu’à ce que les quelques centaines de larves soient mises hors d’état de nuire. Ensuite, il sera temps de critiquer. Mais pas avant, bon sang ! On n’a pas le droit d’instrumentaliser les casseurs à des fins politiques ! La gauche - et c’est très dommage ! - a été très discrète ces derniers mois alors même qu’elle est censée constituer l’opposition... eh bien qu’elle reste discrète ! C’est encore ce qu’elle fait de mieux.

Avant que les gauchistes ne viennent me traiter de droitiste, je tiens à préciser que je suis et me suis toujours défini comme centriste (ça fait beaucoup de mots en « iste. ») Le plus à droite que j’ai voté c’était Chirac le 5 mai 2002. Et honnêtement il m’étonnerait fort que l’on m’y reprenne.


Voilà, je tenais à dire tout ceci. Sûrement parce que des voitures ont flambé dans la bordure de ma ville. Ou plus probablement parce que j’éprouve une haine viscérale envers la bêtise.

mercredi 2 novembre 2005

Vous aussi, nettoyez votre karma en souffrant votre race

Adressé ce soir.

Cher fils de pute,

Je crois vous savoir très occupé ces temps-ci avec ces histoires de voitures qui brûlent dans les cités, aussi vous demandé-je d’avance pardon pour ces quelques minutes volées à votre précieux capital-temps. Mais si j’en crois les journaux, vous vous dîtes capable de simultanément « nettoyer les banlieues », redresser l’économie du pays, atomiser le taux de chômage, donner le droit de vote aux étrangers tout en les renvoyant dans leur pays d’origine, protéger le territoire de toute attaque terroriste, et tout ça en faisant baisser le taux de prélèvement obligatoire ! Je vous avoue que personnellement, ça m’impressionne drôlement.
J’en appelle donc à vos talents de magicien pour tenter de régler mes petits problèmes d’humble citoyen. Vous êtes mon antépénultième recours, Monsieur Sarkozy, juste avant Dieu et le suicide.

Voilà, je vous explique : j’ai 23 ans (et demi !) et je prends des psychotropes médicamenteux depuis près d’un an. Je ne voulais pas, mais mon médecin m’y a contraint, vous verrez donc avec lui pour le déficit budgétaire de l’Assurance Maladie. Récemment - je vous passe les détails, Monsieur le Ministre - on m’a retiré un morceau de testicule gros comme le Viêt-Nam, et ce à la suite d’un ennui bilatéral dans la région (j’emploie volontairement un vocable militaire pour vous exciter.) Mon chirurgien m’a conseillé de commencer gentiment à me faire à l’idée d’une forte réduction de la fertilité, voire de la stérilité totale.

A la suite de ça, la femme que j’aimais m’a quitté. Je ne saurais vouloir remuer le couteau dans la plaie, soyez-en assuré, mais j’aimerais que vous me donniez les quelques astuces qui vous ont permis d’oublier cette petite salope de Cécilia. La perte de mon amour me faisant autrement plus souffrir que mon testicule vietnamien, j’espère de tout cœur que vous accéderez à ma requête, ne serait-ce qu’au nom de l’éternelle et immuable fraternité masculine.

Nos points communs ne s’arrêtent pas là. Comme vous, je suis continuellement brocardé dans les moments difficiles. Comme vous, je suis d’origine étrangère mais blanc - fort heureusement, pas vrai ? Comme vous, je m’y connais autant en économie que ma petite sœur en culturisme mais j’ouvre bien grand ma gueule quand le bon sens voudrait que je la fermasse.

En passant, vous remarquerez que « fermasse » rime avec « connasse. » Cécilia est décidément partout.

Comme vous, la frustration me rend tout nerveux et me fait faire et dire des conneries vietnamiennes, elles aussi. Je prends pour exemple vos amalgames récurrents entre « jeunes de banlieue » et « racailles cocaïniques et fourreuses d’ours. » J’habite la banlieue et jure sur mon honneur n’avoir jamais touché un ours et ma vie. Même en peluche.

Je suis de bonne foi, Monsieur le Ministre, je suis un bon élément, gentil comme un petit lapin et ne mérite en rien le calvaire dans lequel je suis plongé. Alors je vous en conjure, Monsieur, faîtes réparer cette injustice et offrez-moi un nounours. S’il vous plaît. Je promets de voter pour vous. Un nounours. Avec un noeud. Rose.

Je me sens si seul.

En attendant ma peluche par voie postale, veuillez recevoir, pauvre enculé, mes sentiments les meilleurs.

neev

PS : Fasciste.