mardi 21 juin 2005

Hiatus

Ce soir est un mauvais soir, aussi vous fais-je part d’un hiatus. Peut-être ne durera t-il qu’une semaine, peut-être l’éternité.

J’ai essayé d’écrire pour me sentir mieux, mais je n’y arrive plus. Mon existence n’a aucun sens et je ne rime à rien, strictement à rien.

Voici un article - non publié - que j’ai écrit l’autre soir :

"J’ai peur. Bah ! ce n’est pas la première fois et avec moi vous êtes habitués. J’ai peur de l’avenir, je n’ai aucune idée de ce que je vais devenir. J’ai l’impression d’être dans Motus et de devoir piocher dans le bac à boules avec la trouille de tomber sur une boule noire (oui, en plus d’être trouillard j’ai des références culturelles hors normes.)

J’ai 23 ans, j’ai un Bac S obtenu il y a quatre ans. Si j’avais tenu un cursus normal et sans échec, je serais à bac + 5. Bon, comme dans la vie je ne m’étais pas fixé pour but d’avoir un équivalent bac + 5, ça ne me fait pas plus chialer que ça d’en être encore à bac + nib. Mais bac + queud’ + aucune expérience professionnelle + aucune confiance en soi + aucune idée de ce que l’on veut faire de sa vie hormis trouver l’âme sœur et lui faire deux beaux enfants, ça angoisse.

En tout cas, moi ça m’angoisse. Et en particulier ce soir.

Car en ce moment, c’est la période des inscriptions universitaires. Alors je m’inscris (en L1 géo). Il y a certes une lettre de motivation pour deux facs que je tarde un peu à rédiger, mais je m’inscris. Encore faut-il que je sois accepté, ils ont tous l’air d’être tatillons sur les bacs antérieurs ayant déjà été inscrit en supérieur. Je l’ai déjà dit, d’ailleurs.
Alors j’ai regardé les autres formations U et BTS. J’ai demandé une brochure d’information pour un BTS dans un truc privé par alternance. Mais il n’y a rien d’autre qui me branche. J’avais bien envisagé éco-gestion, mais je sais d’avance que si je me lance là-dedans ça va finir de la même manière que lorsque j’étais en MIAS (maths et sciences) : désintérêt complet, menant à l’échec, menant au repli sur soi. Et je n’ai plus de temps à perdre.

Alors ce sera géo, ou rien. Je resterai avec mon petit bac et je ferai une formation pro (j’apprendrai un métier, quoi.) Ou alors je suivrai des cours par le CNAM (enfin j’essaierai.) Ou alors je multiplierai les concours de la Fonction Publique qui correspondent à mon niveau.

En attendant, lundi je vais m’inscrire pour faire de l’intérim cet été. Trent m’a appelé pour me le proposer, vu qu’il y va aussi. Je sais qu’au fond il a eu pitié de moi, mais si EN PLUS je me mets à avoir de l’orgueil alors c’est sûr que je n’irai jamais nulle part. Enfin... nulle part, j’y suis déjà.

Mon CV fait évidemment pitié, mais pour laver les chiottes et tenir des buvettes ça devrait suffire.
"


Aujourd’hui, je ne sais même plus pourquoi je veux m’inscrire à quoique ce soit. La seule chose qui me raccroche à toutes ces conneries est l’espoir d’éventuellement un jour fonder une famille avec une femme qui m’aimerait.

Et comment voulez-vous que je trouve quelque chose que je ne suis même pas capable de chercher ?


C’est les joues humides que je le dis, je n’ai aucun avenir, pire, aucun passé et encore moins de présent. En finir reste encore le plus censé.

Bye

mardi 14 juin 2005

Le cul de la crémière - Paris 2012

Ceux qui me connaissent un peu savent que j’ai - un peu - fait campagne pour le « oui » pendant le mois de mai. Ahem.

Ayant échoué comme une pauvre merde comme tous mes camarades ouistes, j’ai décidé de m’engager dans un nouveau combat totalement inepte et à la mode : Paris 2012. C’est pourquoi dorénavant et à l’instar du Stade de France qui a été renommé « Stade de France - Paris 2012 », tous mes titres d’articles comprendront la mention « - Paris 2012 ». De plus, je polluerai mes articles avec des bannières publicitaires soutenant la candidature de Paris. On va les avoir ces Jeux, bon sang de bois !

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J’ai commencé les cours de conduite. Premières remarques, comme ça, à chaud :

1/ Je suis une brêle.
2/ C’est extrêmement stressant. J’ai la sensation omniprésente de jouer ma vie à chaque intersection.
3/ J’ai deux moniteurs. L’un est un connard, l’autre est heureusement beaucoup mieux.



Commençons par le plus drôle, pour que vous puissiez vous foutre de ma gueule et creuser un peu plus mon déficit en confiance en soi. Première heure de conduite, mercredi dernier. J’arrive, pépère. Tout juste un poil d’appréhension. Je fais connaissance avec le moniteur, il s’agit du mari de la gérante de l’auto-école. Déjà elle, je ne la piffais qu’assez moyennement, mais alors lui ! Un brolos 100% made in France d’en bas au phrasé aussi élaboré qu’un couplet de Vincent Delerm, pas pédagogue pour un sou et limite arnaqueur. D’ailleurs ici je l’appellerai Narko, pour trois raisons : 1/ parce que c’est le verlan de connard, 2/ parce qu’il me fait bailler, 3/ parce qu’il pourrait être de la famille (éloignée) de Sarko.



Narko et moi allons donc sur un parking désert, que je puisse faire mes gammes. Et là ce con se met dans la tête de me faire faire de huit. De dessiner des huit en prenant des virages très serrés sur le parking, quoi. Tout ce qu’on y a gagné, c’est me donner la nausée. J’ai dû stopper la leçon au bout d’une demi-heure tant j’étais mal, et ce con en rajoutait en se foutant gentiment de ma gueule. Bon, jusque là je le prends avec humour. Je lui dis que je prendrai quelque chose contre le mal des transports dorénavant.



Deuxième leçon, deux jours plus tard. Toujours Narko en guise de moniteur. Le premier truc qu’il trouve à me dire en me voyant, c’est « Bon, t’as pris tes cachets, toi ? » Et puis il le hurle bien fort, en bon conaud de base. Le mec qui sait te mettre d’entrée en confiance. Je lui réponds « Je n’ai fait que ça. » Et lui, « On va voir ça. » Nous montons dans la voiture, il m’annonce qu’aujourd’hui je ne m’occuperai que du volant et du clignotant, et qu’il se chargera des pédales. Je le prends limite mal, mais je me dis que ça doit être normal. Vingt minutes passent, comme ça, il corrige oralement mes erreurs de trajectoire (je vous l’ai dit, je suis une brêle). Il m’amène sur l’autoroute, je n’en mène pas large. Lui non plus d’ailleurs, il est presque aussi crispé que moi.
Plus tard, son téléphone sonne. Ouais, on arrive ! dit-il. C’est là que j’ai compris qu’on allait passer l’heure à aller chercher quelqu’un. Arrivés au point de rendez-vous, on se gare (si on peut appeler ça se garer) et il me sort « Bon, je vais le chercher. » Cinq ou dix minutes plus tard, les deux types daignent se pointer. Sur le chemin du retour, ils ne font que parler de fric, bagnoles, de ces « enfoirés de garagistes » et de leurs « coups de pute ». A un moment, Narko raconte même à son ami ma petite indisposition de l’avant-veille : « Hé hé, tu sais quoi ? L’autre jour à sa première heure je lui ai fait faire des huit et il a été malade dis donc ! Ha ha ! » et l’autre de répondre « Non ? Tu dois pas souvent aller à Eurodisney alors, gamin ? » Passablement énervé et le nez dans le volant, je ne réponds qu’un « Non je n’y vais plus, j’ai passé l’âge. » Rien en retour.
Nous arrivons à l’auto-école, la leçon s’arrête avec quinze minutes d’avance, que l’on ajoute aux cinq minutes à poireauter seul tout à l’heure : je me fais enculer de vingt minutes. Ceci dit, si c’est pour passer vingt autres minutes à faire mumuse avec le volant, je peux effectivement m’en passer sans trop de problèmes.

Je rentre chez moi, le trou de balle élargi.



Je passe le week-end à ruminer sur ces connards et à me dire qu’il ne faut plus que cela se reproduise. Le lundi soir arrive, troisième leçon. Surprise, ce n’est pas Narko mais l’autre moniteur. Résultat : soixante minutes de cours, pas de railleries (pourtant y avait de quoi) et surtout j’ai enfin conduit une voiture pour de vrai. Très mal, bien sûr - je suis même monté sur un trottoir en paniquant à la manière d’un Philippe de Villiers dans un bar gay - mais je m’en fous. Il est bien ce mono, j’ai appris plein de choses.

J’ai juste encore plus la trouille des routes qu’avant.



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Je terminerai ce post engagé en faveur du savoir-faire français (y compris au niveau du nombre de morts sur les routes) par un message de prévention destiné à la jeunesse qui me lit (car certains savent encore lire, paraît-il.)
Jeunes hommes : n’imitez en aucun cas ce que vous pouvez voir dans Jackass.
Jeunes femmes : n’imitez en aucun cas et sous aucun prétexte (même pour déconner) ce que vous pouvez voir, lire ou entendre de cette radasse de Paris Hilton.

lundi 13 juin 2005

Nux vomica

Hier matin, je suis parti sur la place du marché en compagnie de ma mère et dans l’intention de m’acheter quelques polos. Je sais, c’est moche un polo, mais c’est de saison et c’est moins peuple que le T-shirt Von Dutch.

Les magasins de la place étant ouverts le dimanche matin, nous en profitons pour entrer dans une première boutique. En fond sonore : « Et c’est parti pour le show, et c’est parti le stade est chaud... » Vous savez, cette daube chantée par un de ces innombrables pouffiasses r’n’bistes de merde. Nous avançons vers le bac à polos - comme quoi le polo sait être peuple également -, tout le monde chantonne ou hoche de la tête en rythme, y compris ma mère. Je ne peux m’empêcher de dire « Je déteste cette chanson. » Un ou deux regards vaguement désapprobateurs se jettent sur moi. Alors que je n’ai rien dit de méchant ! Si j’avais voulu blesser, j’aurais déclaré souhaiter le rétablissement de la peine de mort pour les connards qui écoutent ce genre de saloperies. Mais passons.

Une vendeuse. Une jolie vendeuse est juste là, à deux mètres de nous. Elle est affairée à trier des vêtements et a le minois mignon. Je pourrais donner un bras juste pour goûter à ses lèvres. Et ce chemisier bleu pâle, cintré, qui cache timidement une poitrine généreuse, mais pas trop. Soupir.
Mais le plus surprenant est qu’elle a un petit sourire en coin ; mademoiselle est de bonne humeur, contente d’être là. Une jeune femme heureuse de trier des fringues pourries dans un magasin bidon de banlieue un dimanche matin est forcément amoureuse, me suis-je alors dit. Je ne puis l’expliquer autrement.

J’en chialerais de désespoir, tiens.

Je me concentre alors de nouveau sur mes polos à la con, écoutant avec un intérêt fort limité les conseils textiles avisés et promulgués par ma mère dans ce français de plus en plus imparfait au fil des ans. Lassé, je finis par prendre deux merdes à ma taille et me barre en caisse. La lassitude laisse place à un courroux certain lorsqu’elle sortit sa carte de crédit. Elle n’a jamais compris que c’était particulièrement castrateur pour son fils de faire ça. J’insiste en tâchant de conserver mon calme, elle me rembarre.

Je lâche l’affaire. Elle sent cependant que ça m’a énervé et, dehors, tente de changer de sujet. Direction Monop’.

A la caisse du Monoprix (j’ai vraiment une vie de con), un jeune homme qui s’emmerde à mourir. C’est inscrit en tellement gros sur son visage que c’en est presque caricatural. Je souris par pur esprit cynique et jette un coup d’œil à la caisse adjacente. Wow. Encore une. Une vraie beauté, un visage pur et innocent : je me couperais l’autre bras rien que pour un regard.

Mais je suis vite redescendu sur Terre lorsqu’elle se mit à parler. Il est épatant qu’un son aussi laid puisse sortir d’une bouche aussi jolie. C’était quelque chose à mi-chemin entre Darry Cowl et un canard. J’ai écarquillé les yeux, incrédule et amusé. Pour la première fois de ma vie, j’ai eu envie de me taper un canard. Je crois que c’est le premier pas vers la perversion sexuelle. J’en parlerai à mon médecin. Coin-coin.

A défaut de canard, ma mère et moi nous rabattîmes sur un poulet. Non, pas un agent des forces de l’ordre (avec Sarkonnerie de retour à l’Intérieur, je ne m’y risquerais pour rien au monde), mais une volaille morte. Pour manger, quoi. Et même que c’était bon.

L’aprèm, je suis allé au Parc Floral avec mon pote Trent. Des représentations musicales y sont organisées le week-end, en ce moment c’est jazz. Bon, il se trouve que c’était blindé de monde, alors nous avons surtout papoté quatre heures au soleil. J’ai passé l’aprèm à mater les filles comme un taré, à tel point que dans le métro j’en venais à me demander si j’étais normal.

Le lendemain...

Je me suis mis dans la tête d’aller postuler à la Poste (job d’été), à Monop’ et chez Mc Do. Je ne sais pas exactement ce qui m’a pris, sûrement les discussions avec Trent à ce sujet, la veille. Je suis sorti de chez moi à 16h, trois CV sous le bras, le casque sur les oreilles. J’y suis allé à reculons, à tel point que je n’y suis pas allé.
Ouais. Je suis entré dans le bureau de poste, il y avait une file d’attente grande comme le poil que j’ai dans la main. Je suis ressorti aussi sec, me dirigeant vers Mc Do et renonçant de fait à Monop’ qui se trouve dans la même rue... sans savoir exactement pourquoi.
Je marche dans la rue, toujours le casque sur les oreilles. Je deviens irrité. Je fronce les sourcils, me mets à imaginer la scène, une fois que je serais arrivé chez Ronald. Je me dis que ce n’est de toute manières pas la peine d’y aller vu qu’ils vont me demander une lettre de motivation. Comme si s’humilier en postulant chez eux n’était pas un gage suffisant de motivation.

Je n’ai vraiment pas envie de travailler chez eux, me dis-je. Je ne sais vraiment pas pourquoi, alors, je fais ça. Sûrement pour pouvoir ensuite dire : « Hé, regardez, je cherche du boulot z’avez vu ? Je me bouge ! » Dépité, je rebrousse chemin et rentre chez moi en me disant que je préfère encore mourir que d’aller là-bas. Je me surprends à le penser réellement. L’ultime recours du loser parfait.

Dans l’escalier de mon immeuble, une vague envie de pleurer. Et devant mon clavier, l’envie de cracher ma haine au monde entier. J’ai encore échoué.

lundi 6 juin 2005

La nausée persistante

J’ai le moral embastillé.

Les Néerlandais ont bien tenté de me tirer des geôles du désespoir en votant massivement « Nee », mais ils ont tous oublié le « v » à la fin. Putain d’analphabètes. Enfin merci quand même, c’est le geste qui compte.

Ca ne va pas. Constat récurrent, pour ne pas dire inévitable quand on connaît le bonhomme. J’ai envie de hurler et présentement, même de pleurer. Toujours la même merde dans mon crâne, aucune confiance en moi. Je ne m’aime pas. Quoique, pour être franc je me demande si je ne m’adore pas à un tel point que c’est l’effet opposé qui se produit. Vous savez, comme lorsqu’on plonge la main dans la glace, on a vite une sensation de brûlure (la sensation opposée.) Il est tout à fait possible que j’aie une bien trop haute opinion de moi. Je n’en sais rien. Il y a longtemps que je ne me comprends plus moi-même.

Pour tromper le mal, je m’abrutis de musique en sautant partout et je fais l’andouille les rares moments où je mets le nez dehors. Une manière comme une autre de se mentir, une de plus. La vérité c’est que je suis un minable sans avenir et que je ne veux pas me l’avouer. Je ne crois ni au lendemain qui chante, ni en moi. Lorsque je me projette dans l’avenir - autrement dit à peu près tout le temps - je m’invente des histoires, je m’idéalise. Je me fantasme. Un jour je crois que je vais perdre tout contact avec la réalité et je ne pourrai même pas dire que je ne m’étais pas prévenu.

J’ai procédé à la pré-inscription dans deux des cinq universités que je vais tenter (histoire d’être certain d’être pris quelque part, je ne me rappelle plus si je vous l’avais dit.) Ces fumiers vous précisent bien que les gens ayant déjà été inscrits en enseignement supérieur ne peuvent pas s’inscrire chez eux. Et évidemment, c’est mon cas. Et évidemment, je tente quand même le coup. Mais évidemment, ça me mine le moral d’imaginer qu’on puisse me mettre des bâtons dans les roues. Je n’ai vraiment pas envie de me retrouver dans un BTS à la con à la rentrée et encore moins de refaire du télé-enseignement, ma vie sociale est suffisamment pitoyable comme ça.

La nausée persistante, l’effleurement de l’avenir me colle une nausée persistante. Et ce pays de merde ne me donne aucun motif de confiance. 1060 milliards d’euros de dette publique cumulée (soit 39000 euros par actif à rembourser Dieu seul sait comment), 2.5 millions de personnes chômant + 1.2 millions d’autres érémisant, ce qui nous font au total 15.5% de la population active sans boulot, soit 1 gusse sur 6. Et encore je suis sympa de ne pas considérer l’intérim et les CDD de trois mois.
Et là-dessus, deux jours après s’être pris une gifle référendaire et un an après s’être mangé une double-branlée magistrale aux régionales et aux européennes, notre Président nous annonce qu’après dix années de règne à la limite du légitime, je cite « le chômage est la super priorité de (son) action ».

Et ben moi ma super priorité c’est de lui coller trois balles dans la nuque.

Et le néo-Premier Ministre d’en rajouter : « Je me donne cent jours pour redonner confiance aux Français. » Ah ! Bah il t’en reste 99 mon con, tu ferais mieux de te dépêcher avant que certains se mettent dans l’idée de ressortir les guillotines.

Oh et puis les jolis baltringues du PS qui se touchent sur 2007 en se bouffant les uns les autres pendant ce temps là ! Si un des Seigneurs de guerre de l’US Army pouvait faire un geste en lâchant une bombe au napalm rue Solferino à Paris, ça nous ferait plaisir à tous.

Bon, je me calme. D’autant que je n’ai pas envie de polluer cet espace avec de la politique niveau café du commerce. J’avais simplement besoin d’exprimer mon profond désarroi.