Quelqu’un a vu mon sépulcre ?
Bon, je vais vous donner de mes nouvelles, comme ça on sera débarrassés.
Alors, concernant mon inscription à la fac, ce n’est pas encore fait mais ça devrait rouler. Avant de pouvoir m’inscrire il faut que la responsable du département finalise mon transfert (car j’ai été inscrit ailleurs dans le passé), et comme elle était en commission ces derniers jours, ça prend un peu de temps. Ceci dit, aux dernières nouvelles elle est revenue. Je lui ai donc envoyé un email - bien qu’il serait plus exact d’appeler ça un cunnilingus virtuel - histoire de mettre mes chances de mon côté.
Concernant ma couille gauche, ça va mieux. Sauf quand je fais le con à crapahuter à droite et à gauche, évidemment. Il faut que je me discipline à marcher à allure modérée, à monter les escaliers un par un, bref : tout le contraire de ce que je fais. Et le soir, je le paie cash. Aïe.
A côté de ces considérations pratiques, la bonne nouvelle est que l’échographie du testicule (ce qui n’est, soit dit en passant, pas ce que j’ai fait de plus agréable dans ma vie) montre qu’il est conservé. Autrement dit, très probablement pas de séquelle.
Il faut juste que je me tienne tranquille.
Côté cœur, pour plagier mon horoscope favori, c’est le statu quo (enfin ça va mieux.) Cependant, je suis confiant, nous sommes toujours complices et je suis certain qu’une fois la période de stress derrière nous, nous nous laisserons une vraie chance. Je ne vous cache pas avoir hâte d’y être.
Enfin, pour terminer la revue, j’ai franchi le pas. J’ai demandé à mon toubib de m’orienter vers un psy, ce qu’il a fait très volontiers après m’avoir demandé quelles étaient mes raisons. Je lui ai dit que tous mes progrès, toutes les choses que je peux faire aujourd’hui et que j’étais incapable de faire il y a un an sont une étape : me réinsérer dans le monde réel et me montrer à moi-même que « ça va. » Mais je sens qu’au fond, je ne vais pas vraiment bien, ça ne suffit pas. Alors, il faut passer à l’étape suivante : la quête de cette structure interne qui me permettra de m’affirmer, de dire « je », « je veux », « moi. » Comme un adulte. Et ce boulot-là, c’est chez le psy qu’on le fait (enfin ça aide, paraît-il.) Alors il m’a orienté vers un psychiatre, auprès duquel j’ai pris rendez-vous. Le contact téléphonique m’a laissé perplexe : 1/ il m’a casé en novembre, je veux bien comprendre qu’il soit overbooké, mais je vais quand même demander à mon généraliste s’il ne peut pas accélérer un peu le truc, 2/ ce type a une voix grave très molle et désagréable. Je ne sais pas si c’est naturel ou s’il était malade voire shooté à l’héro, mais j’espère que ça passe mieux en vrai, 3/ il n’a pas de secrétaire. Je n’ai jamais pigé pourquoi quelqu’un qui gagne autant de blé ne crée pas un emploi, ne serait-ce qu’à temps partiel.
Putain, je le déteste déjà. Ca craint.
Alors, concernant mon inscription à la fac, ce n’est pas encore fait mais ça devrait rouler. Avant de pouvoir m’inscrire il faut que la responsable du département finalise mon transfert (car j’ai été inscrit ailleurs dans le passé), et comme elle était en commission ces derniers jours, ça prend un peu de temps. Ceci dit, aux dernières nouvelles elle est revenue. Je lui ai donc envoyé un email - bien qu’il serait plus exact d’appeler ça un cunnilingus virtuel - histoire de mettre mes chances de mon côté.
Concernant ma couille gauche, ça va mieux. Sauf quand je fais le con à crapahuter à droite et à gauche, évidemment. Il faut que je me discipline à marcher à allure modérée, à monter les escaliers un par un, bref : tout le contraire de ce que je fais. Et le soir, je le paie cash. Aïe.
A côté de ces considérations pratiques, la bonne nouvelle est que l’échographie du testicule (ce qui n’est, soit dit en passant, pas ce que j’ai fait de plus agréable dans ma vie) montre qu’il est conservé. Autrement dit, très probablement pas de séquelle.
Il faut juste que je me tienne tranquille.
Côté cœur, pour plagier mon horoscope favori, c’est le statu quo (enfin ça va mieux.) Cependant, je suis confiant, nous sommes toujours complices et je suis certain qu’une fois la période de stress derrière nous, nous nous laisserons une vraie chance. Je ne vous cache pas avoir hâte d’y être.
Enfin, pour terminer la revue, j’ai franchi le pas. J’ai demandé à mon toubib de m’orienter vers un psy, ce qu’il a fait très volontiers après m’avoir demandé quelles étaient mes raisons. Je lui ai dit que tous mes progrès, toutes les choses que je peux faire aujourd’hui et que j’étais incapable de faire il y a un an sont une étape : me réinsérer dans le monde réel et me montrer à moi-même que « ça va. » Mais je sens qu’au fond, je ne vais pas vraiment bien, ça ne suffit pas. Alors, il faut passer à l’étape suivante : la quête de cette structure interne qui me permettra de m’affirmer, de dire « je », « je veux », « moi. » Comme un adulte. Et ce boulot-là, c’est chez le psy qu’on le fait (enfin ça aide, paraît-il.) Alors il m’a orienté vers un psychiatre, auprès duquel j’ai pris rendez-vous. Le contact téléphonique m’a laissé perplexe : 1/ il m’a casé en novembre, je veux bien comprendre qu’il soit overbooké, mais je vais quand même demander à mon généraliste s’il ne peut pas accélérer un peu le truc, 2/ ce type a une voix grave très molle et désagréable. Je ne sais pas si c’est naturel ou s’il était malade voire shooté à l’héro, mais j’espère que ça passe mieux en vrai, 3/ il n’a pas de secrétaire. Je n’ai jamais pigé pourquoi quelqu’un qui gagne autant de blé ne crée pas un emploi, ne serait-ce qu’à temps partiel.
Putain, je le déteste déjà. Ca craint.

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