La nausée persistante
J’ai le moral embastillé.
Les Néerlandais ont bien tenté de me tirer des geôles du désespoir en votant massivement « Nee », mais ils ont tous oublié le « v » à la fin. Putain d’analphabètes. Enfin merci quand même, c’est le geste qui compte.
Ca ne va pas. Constat récurrent, pour ne pas dire inévitable quand on connaît le bonhomme. J’ai envie de hurler et présentement, même de pleurer. Toujours la même merde dans mon crâne, aucune confiance en moi. Je ne m’aime pas. Quoique, pour être franc je me demande si je ne m’adore pas à un tel point que c’est l’effet opposé qui se produit. Vous savez, comme lorsqu’on plonge la main dans la glace, on a vite une sensation de brûlure (la sensation opposée.) Il est tout à fait possible que j’aie une bien trop haute opinion de moi. Je n’en sais rien. Il y a longtemps que je ne me comprends plus moi-même.
Pour tromper le mal, je m’abrutis de musique en sautant partout et je fais l’andouille les rares moments où je mets le nez dehors. Une manière comme une autre de se mentir, une de plus. La vérité c’est que je suis un minable sans avenir et que je ne veux pas me l’avouer. Je ne crois ni au lendemain qui chante, ni en moi. Lorsque je me projette dans l’avenir - autrement dit à peu près tout le temps - je m’invente des histoires, je m’idéalise. Je me fantasme. Un jour je crois que je vais perdre tout contact avec la réalité et je ne pourrai même pas dire que je ne m’étais pas prévenu.
J’ai procédé à la pré-inscription dans deux des cinq universités que je vais tenter (histoire d’être certain d’être pris quelque part, je ne me rappelle plus si je vous l’avais dit.) Ces fumiers vous précisent bien que les gens ayant déjà été inscrits en enseignement supérieur ne peuvent pas s’inscrire chez eux. Et évidemment, c’est mon cas. Et évidemment, je tente quand même le coup. Mais évidemment, ça me mine le moral d’imaginer qu’on puisse me mettre des bâtons dans les roues. Je n’ai vraiment pas envie de me retrouver dans un BTS à la con à la rentrée et encore moins de refaire du télé-enseignement, ma vie sociale est suffisamment pitoyable comme ça.
La nausée persistante, l’effleurement de l’avenir me colle une nausée persistante. Et ce pays de merde ne me donne aucun motif de confiance. 1060 milliards d’euros de dette publique cumulée (soit 39000 euros par actif à rembourser Dieu seul sait comment), 2.5 millions de personnes chômant + 1.2 millions d’autres érémisant, ce qui nous font au total 15.5% de la population active sans boulot, soit 1 gusse sur 6. Et encore je suis sympa de ne pas considérer l’intérim et les CDD de trois mois.
Et là-dessus, deux jours après s’être pris une gifle référendaire et un an après s’être mangé une double-branlée magistrale aux régionales et aux européennes, notre Président nous annonce qu’après dix années de règne à la limite du légitime, je cite « le chômage est la super priorité de (son) action ».
Et ben moi ma super priorité c’est de lui coller trois balles dans la nuque.
Et le néo-Premier Ministre d’en rajouter : « Je me donne cent jours pour redonner confiance aux Français. » Ah ! Bah il t’en reste 99 mon con, tu ferais mieux de te dépêcher avant que certains se mettent dans l’idée de ressortir les guillotines.
Oh et puis les jolis baltringues du PS qui se touchent sur 2007 en se bouffant les uns les autres pendant ce temps là ! Si un des Seigneurs de guerre de l’US Army pouvait faire un geste en lâchant une bombe au napalm rue Solferino à Paris, ça nous ferait plaisir à tous.
Bon, je me calme. D’autant que je n’ai pas envie de polluer cet espace avec de la politique niveau café du commerce. J’avais simplement besoin d’exprimer mon profond désarroi.
Les Néerlandais ont bien tenté de me tirer des geôles du désespoir en votant massivement « Nee », mais ils ont tous oublié le « v » à la fin. Putain d’analphabètes. Enfin merci quand même, c’est le geste qui compte.
Ca ne va pas. Constat récurrent, pour ne pas dire inévitable quand on connaît le bonhomme. J’ai envie de hurler et présentement, même de pleurer. Toujours la même merde dans mon crâne, aucune confiance en moi. Je ne m’aime pas. Quoique, pour être franc je me demande si je ne m’adore pas à un tel point que c’est l’effet opposé qui se produit. Vous savez, comme lorsqu’on plonge la main dans la glace, on a vite une sensation de brûlure (la sensation opposée.) Il est tout à fait possible que j’aie une bien trop haute opinion de moi. Je n’en sais rien. Il y a longtemps que je ne me comprends plus moi-même.
Pour tromper le mal, je m’abrutis de musique en sautant partout et je fais l’andouille les rares moments où je mets le nez dehors. Une manière comme une autre de se mentir, une de plus. La vérité c’est que je suis un minable sans avenir et que je ne veux pas me l’avouer. Je ne crois ni au lendemain qui chante, ni en moi. Lorsque je me projette dans l’avenir - autrement dit à peu près tout le temps - je m’invente des histoires, je m’idéalise. Je me fantasme. Un jour je crois que je vais perdre tout contact avec la réalité et je ne pourrai même pas dire que je ne m’étais pas prévenu.
J’ai procédé à la pré-inscription dans deux des cinq universités que je vais tenter (histoire d’être certain d’être pris quelque part, je ne me rappelle plus si je vous l’avais dit.) Ces fumiers vous précisent bien que les gens ayant déjà été inscrits en enseignement supérieur ne peuvent pas s’inscrire chez eux. Et évidemment, c’est mon cas. Et évidemment, je tente quand même le coup. Mais évidemment, ça me mine le moral d’imaginer qu’on puisse me mettre des bâtons dans les roues. Je n’ai vraiment pas envie de me retrouver dans un BTS à la con à la rentrée et encore moins de refaire du télé-enseignement, ma vie sociale est suffisamment pitoyable comme ça.
La nausée persistante, l’effleurement de l’avenir me colle une nausée persistante. Et ce pays de merde ne me donne aucun motif de confiance. 1060 milliards d’euros de dette publique cumulée (soit 39000 euros par actif à rembourser Dieu seul sait comment), 2.5 millions de personnes chômant + 1.2 millions d’autres érémisant, ce qui nous font au total 15.5% de la population active sans boulot, soit 1 gusse sur 6. Et encore je suis sympa de ne pas considérer l’intérim et les CDD de trois mois.
Et là-dessus, deux jours après s’être pris une gifle référendaire et un an après s’être mangé une double-branlée magistrale aux régionales et aux européennes, notre Président nous annonce qu’après dix années de règne à la limite du légitime, je cite « le chômage est la super priorité de (son) action ».
Et ben moi ma super priorité c’est de lui coller trois balles dans la nuque.
Et le néo-Premier Ministre d’en rajouter : « Je me donne cent jours pour redonner confiance aux Français. » Ah ! Bah il t’en reste 99 mon con, tu ferais mieux de te dépêcher avant que certains se mettent dans l’idée de ressortir les guillotines.
Oh et puis les jolis baltringues du PS qui se touchent sur 2007 en se bouffant les uns les autres pendant ce temps là ! Si un des Seigneurs de guerre de l’US Army pouvait faire un geste en lâchant une bombe au napalm rue Solferino à Paris, ça nous ferait plaisir à tous.
Bon, je me calme. D’autant que je n’ai pas envie de polluer cet espace avec de la politique niveau café du commerce. J’avais simplement besoin d’exprimer mon profond désarroi.

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