Fashion fascist
Bon, il semblerait que je tienne le coup.
J’ai voulu supprimer le dernier article une demi-douzaine de fois ces derniers jours, comme je l’avais prévu. Mais je me suis rendu compte que ce serait un échec retentissant pour moi, et qu’aujourd’hui, je me sens encore plus mal à l’idée de l’effacer qu’à celle de l’assumer complètement. Alors assumons.
Je tiens cependant, avant de tourner la page, à préciser deux choses tant par souci d’honnêteté envers moi-même qu’envers ceux qui me lisent :
1/ le récit est incomplet, j’ai retiré les « passages » les plus douloureux pour moi et dont je suis incapable de parler,
2/ j’apprécie les témoignages spontanés de sympathie de certains d’entre vous, et croyez bien que je ne crache pas dessus, mais ils ne m’ont pas fait que du bien. La faute m’est toutefois à 100% imputée : j’aurais dû dire que je ne cherchais ni ne voulais de retour sur ce sujet-là.
Fin du chapitre.
************
Il s’est produit une révolution ces dernières semaines. L’arrivée de la TNT ! La Télévision Numérique Terrestre. Pour ceux qui ne connaissent pas, c’est une technologie avant-gardiste dont tous les pays développés étaient équipés depuis les années 70, sauf nous. Bref, un vrai bond en avant technologique et pour l’humanité.
Personnellement, pour fêter ce non évènement, j’ai débranché et jeté mon câble d’antenne aux oubliettes. « La TNT, une révolution culturelle ! » Précisément, les gars. Merci de m’avoir permis d’achever la mienne, et adieu.
Me voilà donc avec un poste de télévision qui ne me sert qu’à visionner les DVD que je ne possède pas, et à jouer aux consoles. Et justement, parlons-en des consoles. Dimanche matin, je me suis retrouvé devant l’écran, manette à la main, à abattre au fusil de sniper tout ce qui se présentait à moi sur le trottoir à 150 mètres : prostituées, passants, flics. Et là s’est produite une chose totalement antinomique avec l’usage jeu vidéo : j’ai réfléchi. Attention je le déconseille fortement, c’est un coup à faire une embolie cérébrale, vous êtes prévenus.
J’ai réfléchi, et entamé un profond dialogue intérieur :
Moi : Qu’es-tu en train de faire ?
Moi : Je tire sur des gens, embusqué dans une rue.
Moi : Cela te procure t-il du plaisir ?
Moi : Aucun.
Moi : D’autres sensations ? Du soulagement, de l’intérêt, un truc ?
Moi : Rien.
Moi : Ne serais-tu pas en train de t’emmerder grave, comme disent les jeunes ?
Moi : Pfiou, t’as pas idée.
Moi : Et si tu commençais par éteindre et ranger cette merde qui t’asservit devant un écran pendant des heures ?
Moi : C’est pas l’envie qui me manque, en effet. Et pour faire quoi, à la place ?
Moi : Sais-tu que nous sommes dimanche matin, et que tu pourrais trouver beaucoup de satisfaction et de réconfort à bien t’habiller pour aller à la messe et entendre la parole de Dieu ?
Moi : Ta gueule, je ne suis pas d’humeur à rire.
Lorsque je sortis de mon intense réflexion, un hélicoptère de la police était en train de me tirer dessus. Histoire de terminer proprement, je lui balançai deux roquettes dans les rotors, sauvegardai la partie, éteignis la console et la rangeai dans l’armoire pour un bon moment.
Je dois être un imbécile, me dis-je, pour m’amuser à de telles inepties.
Je fis alors le tour d’horizon des potentielles réjouissances présentes sur le disque dur de mon ordinateur. Des mp3 mille fois écoutés, des épisodes de séries à voir mais sans réel entrain pour... Lorsque je tombai sur un fichier vidéo dont le nom était plus que suspect (XXX_Secretaires_a_lunettes.avi) et dont je n’avais aucun souvenir de téléchargement. Aussi, par pur désoeuvrement, lançai-je ladite vidéo. Malgré avoir zappé pas mal de fois, je suis en mesure d’affirmer que l’histoire du film parle de secrétaires qui pour la plupart portent effectivement des lunettes, mais jamais très longtemps, car les elles (les secrétaires) ont la singularité de trouver beaucoup de sexes en érection dans leur service et comme chacun sait, l’usage d’un sexe en érection ne nécessite pas 10/10 à chaque œil.
Le film n’étant je dois le dire que très peu émoustillant, il ne fit pas long feu sur mon disque dur.
Et finalement, pour me laver l’esprit de toutes les balles d’AK-47 dans la tête distribuées, et de toutes les éjaculations faciales sur secrétaires bigleuses et faussement ravies d’être là, j’ai passé l’après-midi à photographier des fleurs dans le parc de ma ville.
Eh bien vous savez quoi ? Je comprends maintenant pourquoi on a coutume d’offrir des fleurs aux femmes plutôt que des balles de fusil ou des éjaculations faciales.
Comme quoi, tout s’explique.
J’ai voulu supprimer le dernier article une demi-douzaine de fois ces derniers jours, comme je l’avais prévu. Mais je me suis rendu compte que ce serait un échec retentissant pour moi, et qu’aujourd’hui, je me sens encore plus mal à l’idée de l’effacer qu’à celle de l’assumer complètement. Alors assumons.
Je tiens cependant, avant de tourner la page, à préciser deux choses tant par souci d’honnêteté envers moi-même qu’envers ceux qui me lisent :
1/ le récit est incomplet, j’ai retiré les « passages » les plus douloureux pour moi et dont je suis incapable de parler,
2/ j’apprécie les témoignages spontanés de sympathie de certains d’entre vous, et croyez bien que je ne crache pas dessus, mais ils ne m’ont pas fait que du bien. La faute m’est toutefois à 100% imputée : j’aurais dû dire que je ne cherchais ni ne voulais de retour sur ce sujet-là.
Fin du chapitre.
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Il s’est produit une révolution ces dernières semaines. L’arrivée de la TNT ! La Télévision Numérique Terrestre. Pour ceux qui ne connaissent pas, c’est une technologie avant-gardiste dont tous les pays développés étaient équipés depuis les années 70, sauf nous. Bref, un vrai bond en avant technologique et pour l’humanité.
Personnellement, pour fêter ce non évènement, j’ai débranché et jeté mon câble d’antenne aux oubliettes. « La TNT, une révolution culturelle ! » Précisément, les gars. Merci de m’avoir permis d’achever la mienne, et adieu.
Me voilà donc avec un poste de télévision qui ne me sert qu’à visionner les DVD que je ne possède pas, et à jouer aux consoles. Et justement, parlons-en des consoles. Dimanche matin, je me suis retrouvé devant l’écran, manette à la main, à abattre au fusil de sniper tout ce qui se présentait à moi sur le trottoir à 150 mètres : prostituées, passants, flics. Et là s’est produite une chose totalement antinomique avec l’usage jeu vidéo : j’ai réfléchi. Attention je le déconseille fortement, c’est un coup à faire une embolie cérébrale, vous êtes prévenus.
J’ai réfléchi, et entamé un profond dialogue intérieur :
Moi : Qu’es-tu en train de faire ?
Moi : Je tire sur des gens, embusqué dans une rue.
Moi : Cela te procure t-il du plaisir ?
Moi : Aucun.
Moi : D’autres sensations ? Du soulagement, de l’intérêt, un truc ?
Moi : Rien.
Moi : Ne serais-tu pas en train de t’emmerder grave, comme disent les jeunes ?
Moi : Pfiou, t’as pas idée.
Moi : Et si tu commençais par éteindre et ranger cette merde qui t’asservit devant un écran pendant des heures ?
Moi : C’est pas l’envie qui me manque, en effet. Et pour faire quoi, à la place ?
Moi : Sais-tu que nous sommes dimanche matin, et que tu pourrais trouver beaucoup de satisfaction et de réconfort à bien t’habiller pour aller à la messe et entendre la parole de Dieu ?
Moi : Ta gueule, je ne suis pas d’humeur à rire.
Lorsque je sortis de mon intense réflexion, un hélicoptère de la police était en train de me tirer dessus. Histoire de terminer proprement, je lui balançai deux roquettes dans les rotors, sauvegardai la partie, éteignis la console et la rangeai dans l’armoire pour un bon moment.
Je dois être un imbécile, me dis-je, pour m’amuser à de telles inepties.
Je fis alors le tour d’horizon des potentielles réjouissances présentes sur le disque dur de mon ordinateur. Des mp3 mille fois écoutés, des épisodes de séries à voir mais sans réel entrain pour... Lorsque je tombai sur un fichier vidéo dont le nom était plus que suspect (XXX_Secretaires_a_lunettes.avi) et dont je n’avais aucun souvenir de téléchargement. Aussi, par pur désoeuvrement, lançai-je ladite vidéo. Malgré avoir zappé pas mal de fois, je suis en mesure d’affirmer que l’histoire du film parle de secrétaires qui pour la plupart portent effectivement des lunettes, mais jamais très longtemps, car les elles (les secrétaires) ont la singularité de trouver beaucoup de sexes en érection dans leur service et comme chacun sait, l’usage d’un sexe en érection ne nécessite pas 10/10 à chaque œil.
Le film n’étant je dois le dire que très peu émoustillant, il ne fit pas long feu sur mon disque dur.
Et finalement, pour me laver l’esprit de toutes les balles d’AK-47 dans la tête distribuées, et de toutes les éjaculations faciales sur secrétaires bigleuses et faussement ravies d’être là, j’ai passé l’après-midi à photographier des fleurs dans le parc de ma ville.
Eh bien vous savez quoi ? Je comprends maintenant pourquoi on a coutume d’offrir des fleurs aux femmes plutôt que des balles de fusil ou des éjaculations faciales.
Comme quoi, tout s’explique.

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