Article gonflant (on ne peut pas toujours être génial)
Juste un petit paragraphe politique pour commencer, et après c’est promis je vous fiche la paix avec ça : les salariés du privé se sont une fois de plus faits mettre en beauté par ceux de cette racaille mafieuse du Public (troll intended).
Les deux secteurs manifestaient dans tout le pays jeudi dernier, main dans la main, pour qu’on augmente leur pouvoir d’achat d’une manière ou d’une autre. Certes, c’est légitime, les temps sont chaque année un peu plus durs. Mais résultat, le Premier Ministre ouvre des négociations dans les domaines où son pouvoir peut effectivement s’exercer : les salaires du Public. Il leur donnera la pièce, histoire de marquer le coup. Mais cette pièce, de la poche de qui sortira t-elle ? Voilà, vous me suivez : des salariés du privé, bien entendu. Et étant donné que Raffarin ne peut évidemment pas jouer sur l’interventionnisme étatique pour contraindre les entreprises à augmenter les salaires (il ne peut que, je cite, « vivement les inciter à »), seule la Fonction Publique sera augmentée.
Conclusion : les gens du privé présents dans les rues à beugler comme des abrutis jeudi dernier ont contribué à voir leur propre pouvoir d’achat baisser (pour financer la hausse de celui du Public), alors qu’ils étaient justement censés le défendre.
35 millions de personnes qui l’ont dans l’os pour défendre les petits privilèges de 5 millions d’autres, et sans même l’avoir vu venir. Pas besoin d’être madeliniste pour l’admettre : c’est d’une beauté rare.
Alors maintenant, les gens, écoutez plutôt ma solution. Au lieu de manifester dans le vide, on ne bouge pas. On laisse la théorie libérale faire son travail. Pendant des années. A la suite de quoi, deux cas de figure :
1/ le libéralisme crée tellement de richesses qu’au bout du compte tout le monde s’y retrouve. Dans ce cas-là, pas de problème. Tout le monde ferme sa grande gueule.
2/ le libéralisme diminue drastiquement le niveau de vie de plus de 70% de la population Française (il faut qu’on soit nombreux, c’est important) pour augmenter celui des 30 autres pourcents. Bref, échec total et inégalités sociales insupportables. Dans ce cas-là, facile : on prend les armes et on tue tout le monde. Toute l’Histoire de France est basée sur ce principe. Ca fait mille ans que ça fonctionne ! Profitez de la vie au lieu de manifester puisqu’à terme, quoiqu’il arrive, ça finira dans un joyeux bain de sang.
Parfois je me dis que les valeurs de ce pays foutent vraiment le camp.
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Voilà pour le chapitre politique. A vrai dire, j’avais beaucoup d’autres choses à développer sur le sujet, mais je ne voudrais pas que Sarkozy (il me lit assidûment) me pique mes brillantes idées et qu’il les emploie dans sa future campagne présidentielle. Merci de votre compréhension.
Il y a une chose qui m’a donné la banane pendant au moins cinq minutes consécutives, dimanche (un exploit, surtout pour un dimanche). Cette chose, c’est ceci :

L’hiver est enfin terminé. Les températures remontent. Les jours rallongent. La présentatrice météo de TF1 en fait même des grimaces de joie. Ah, printemps joli. Tu t’es fait attendre, mais enfin tu es là !
...
Bon ben casse-toi maintenant, c’est l’été qui m’intéresse.
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Depuis deux semaines, je continue graduellement de baisser les doses d’anxiolytiques. C’est agréable, mais je retrouve petit à petit ma nervosité latente d’avant. Je dois apprendre à composer avec. Nerveux, je le suis d’autant plus que mercredi, j’ai un entretien d’embauche dans un des magasins démarchés le mois dernier. Ca ne m’inquiète pas, ne me pose aucun problème particulier, mais je ne suis pas calme. Perpétuellement en ébullition à l’intérieur. Comme avant.
Ca me gonfle d’être ainsi. Je ne l’accepte pas. Je ne m’accepte pas. Et à cela s’ajoute mon humeur de ces derniers jours. Je suis un peu morose, absent, je prends la mouche au moindre reproche. Je ne suis pas très agréable à vivre, en ce moment. J’ai ce sentiment, toujours le même, que je ne m’aimerai jamais. Que je serai éternellement ce petit angoissé. Ce petit névrosé, un jour dépressif, un jour psychorigide, un jour transparent... J’exagère sans doute. Mais c’est ainsi que je me vois.
Vivement la mort.

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