mardi 4 janvier 2005

Les ouvriers du regret.

Eh bah. Il y avait longtemps que je n’avais pas eu envie de pleurer. Heureusement, j’ai une équipe de castors chevronnés qui s’affairent à faire barrage, derrière mes yeux. J’ai beaucoup de chance. Gentils castors.

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Ouf, c’est enfin terminé. Je parle évidemment de l’abominable période des fêtes, qui désormais se retrouve loin, très loin devant nous. Ne comptez pas sur moi pour vous raconter comment ça s’est passé, ça me déprimerait trop. Chaque année nous battons le record de lugubre établi l’année précédente, et cette année nous étions particulièrement en forme. Je pense qu’il y a moyen de viser le suicide collectif d’ici l’édition 2010. Je vous tiendrai au courant.

C’est l’hiver, le froid me pique les joues de ses aiguilles et me craquèle le cuir chevelu à tel point que, si je me passe la main dans mes cheveux ras, une myriade de squames s’arrangent en presqu’autant de constellations juste au-dessus de mon crâne. Un spectacle féérique pour les enfants, mais une plaie béante pour moi. Putain de pellicules. Et peu importe l’artillerie dont je m’arme : Head & Shoulders, Neutrogena, rien n’y fait. J’ai même tenté une arme de destruction massive : le Mixa Bébé. Oui je sais, c’est très doux le Mixa Bébé, mais en ce qui concerne votre amour-propre je vous jure que vous vous sentez massivement détruit. Bref. Je n’ai plus qu’à attendre que les températures me redeviennent supportables.

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Comme vous pouvez le constater, je n’ai rien à raconter aujourd’hui. Je voulais simplement aider mes petits castors dans leur labeur, en pensant à autre chose.

Une pensée, un murmure et des larmes.