mardi 12 octobre 2004

Revival

Aujourd’hui, une charmante jeune femme m’a donné l’idée de faire la liste de tous mes fantasmes d’enfant et de pré-adolescent. Va falloir que je fasse sérieusement travailler ma mémoire, mais c’est parti :

Ca a commencé en 1987 (j’avais 5 ans) avec la première de toutes, celle qui m’a plongé la tête à tout jamais dans cet infâme puits de merde qu’est l’hétérosexualité : Sabrina dans le clip de sa chanson-tube "Boys (Summetime love)".

Boys, boys , boys....
Boys, boys , boys....


Vous vous souvenez de ça ? Quand elle remontait son haut de maillot dans la piscine ? J’en restais bouche-bée devant le poste de télé, ce qui faisait crever de rire mes deux grandes soeurs. Et cette saloperie de clip passait tous les jours, en plus. Sabrina, tu as été ma première grande frustration.
...
Salope.

Ensuite, il y a eu Mylène Farmer dans son clip "Pourvu qu’elle soit douce". Vous savez, celui dans lequel on voit son cul. C’est le tout premier cul d’adulte que je voyais ! C’était Noël, pour moi. Là, non seulement mes soeurs se marraient mais en plus elles m’encourageaient dans ma perversion en me prévenant lorsque le clip était diffusé. Et dès que j’avais vu son cul, je repartais jouer dans ma chambre.
NB : je ne propose pas de photo de Mylène Farmer, par respect pour l’estomac d’une lectrice peintre en bâtiment qui aime autant Mylène que moi j’aime Vincent Delerm.

Puis il y a eu Lamu. Lamu, c’est ça :

La controversée Lamu
La controversée Lamu


C’était l’héroïne d’une série animée qui passait au Club Dorothée, ou plus précisément ça faisait partie des quelques grosses "erreurs de casting" du Club Do (principalement Lamu, trop osé, et Ken le survivant, beaucoup trop violent). Lamu passait l’intégralité de chaque épisode en maillot de bain deux pièces et bottes léopard. Au Japon, cette série était destinée aux adultes et adolescents. Les Français eux, dans leur immense connerie, ont proposé le produit aux mômes (dont moi) sous prétexte que c’est un dessin animé et qu’ici un dessin animé est nécessairement pour les enfants. La série n’est certes pas restée très longtemps à l’antenne, mais elle a largement eu le temps de marquer tous les petits garçons. Ah.. Lamu. *soupir*

Ramna fille ! L’héroïne de Ranma 1/2, autre série animée. C’était vachement bien comme série d’ailleurs : l’histoire d’un jeune homme qui, à compter du jour où il est tombé dans une mare sacrée, se transformait en fille lorsqu’il entrait en contact avec de l’eau chaude (et se retransformait en garçon au contact de l’eau froide, je crois). Ca donnait lieu à des situations loufouques et cocasses mais ça on s’en fout, ce qu’il faut retenir c’est que Ranma-fille EST TROP CRAQUANTE (pardon).

Ranma, c’est celle du milieu.
Ranma, c’est celle du milieu.


J’en pleurais presque à chaque fin d’épisode tant j’étais amoureux d’elle.

Fantômette. Mais la version livre hein, pas la version série télé. Lorsque j’avais 9-10 ans, je lisais les livres des Bibliothèques Verte et Rose que ma soeur lisait lorsqu’elle avait elle-même 9 ou 10 ans. Et notamment Fantômette :

La mystérieuse Fantômette
La mystérieuse Fantômette


Elle, c’était évidemment plus cérébral que physique. Fantômette était une jeune justicière au coeur pur et brave, et elle avait le visage masqué. Personne ne connaissait sa véritable identité, et le fait de m’imaginer être son petit copain me donnait de l’importance. J’étais le seul invité dans son intimité, en quelque sorte. Elle combattait les méchants pendant que moi je faisais à manger. Et le ménage. Petit déjà, j’étais avant-gardiste (et con).

Annette. L’époque des sitcoms AB prod, tout ça. Tout le monde était amoureux des belles héroïnes principales bien dans leur peau etc, sauf moi. Moi je préférais la bonne copine chiante dont personne ne voulait : Annette.

Le laideron de service.
Le laideron de service.


Elle était moche (dans la série), mais au moins elle me faisait rire.

Et enfin, last but not least, la reine, l’unique, celle à qui je dois mes premières branlettes frénétiques : CÉCILE AUCLERT.

Cécile forever (flap flap flap *flouitch !*)
Cécile forever (flap flap flap *flouitch !*)


C’était l’héroïne de la sitcom culte "Les filles d’à côté". Lesdites filles étaient trois et vivaient dans une espèce de duplex très mal décoré et discutaient de leurs histoires de garçons assises sur le canapé du salon. L’une d’elle, Fanny (Cécile Auclert), ne portait exclusivement que des jupes qui remontaient plus que de raison lorsqu’elle croisait les jambes. Les grosses cuisses de Fanny ajoutées aux gros seins de fanny, ça m’a rendu tout fou de Fanny. J’avais 12 ans, et dès qu’elle croisait les jambes, hop je me tripotais la quequette l’air réjoui et admirateur. Ca en devenait un rituel : je rentrais du collège, stréssé par les cours étouffants de ma prof de français Mme Grizeau, je jetais mon sac avec nonchalance, attendais avec impatience l’heure de "les filles d’à côté" et quand l’heure arrivait enfin, je retirais instinctivement mon jean et guettais, bite à la main, ces plans mémorables (pour moi) où l’on pouvait voir le décolleté généreux et la belle grosse cuisse droite ou gauche de Cécile Auclert. Ah ça, ce que j’ai pu m’en taper des queues devant les bonnes grosses cuisses appétissantes de cette pauvre femme... qui a toute ma sympathie d’ailleurs.

Ah au fait je précise : j’avais la télé dans ma chambre hein, je ne branlais pas dans le salon non plus quand même. Je dis ça juste au cas où.


— -== On pensait à l’époque que les sitcoms AB prod rendaient con, mais pas du tout : elles rendaient juste un peu pervers. ==—