Pump up the valium
J’adore mon pays. J’adore. Mon. Pays.

Avant...

Après.
C’est ce qui s’appelle "perdre à la française". Vous remarquerez que j’ai même changé de chaîne entre temps, pour être bien certain de ne pas avoir la berlue. On mène pendant tout le match, on impressionne tout le monde, et on se fait taper comme des poussins à la fin. Et ça fait des années que ça dure. Pas convaincus ? Pas de problème, j’ai encore pire :

Je vous donne la légende :
1/ un chinetoque, loin...
2/ ... devant le reste du monde, sauf...
3/ ... le coureur Français qui tente un atterrissage forcé sur la piste, alors qu’il était assuré de prendre la médaille d’argent.
Voilà. J’adore mon pays.
Je m’en fiche un peu que les sportifs Français gagnent ou perdent. Ce qui m’atteint personnellement, c’est cet espèce de culture de l’échec, comme si nous étions condamnés - en dehors de quelques rares coups d’éclat - à être d’éternelles victimes, des perdants, des faire-valoir. Ca me ramène à ma propre souffrance et ça me mine.
Ca me bouffe la vie, d’être comme ça. En ce moment, j’ai un choix à faire. J’ai le choix entre souffrir, et souffrir. Et je ne sais pas quelle souffrance choisir. Les deux se valent. La première est longue, insidieuse et difficilement vivable. La seconde est violente, atroce mais je l’espère plus limitée dans le temps que la première. Pour le moment je favoriserai davantage la deuxième, bien qu’elle me fasse mal rien que d’y penser. Mon choix n’est toutefois pas arrêté et qui sait, peut-être n’en aurai-je pas à faire en cas de miracle. Mais si les choses se décantent à mon idée, alors je n’aurai plus qu’à prendre mon courage à deux mains.
Et couper les ponts.
— -== Les ponts, les veines et les citrons. ==—

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