Les vagues scélérates
Et voilà, c’est reparti. Ca faisait trois jours que j’allais à peu près bien, que je souriais, que je m’enthousiasmais pour des choses simples. Et là à l’aube du quatrième, me voilà reparti dans mes travers, dans cette ineffable sensation d’acculement et d’asphyxie mentale. De sempiternelles attaques successives et impitoyables, comme autant de vagues scélérates s’abattant sur mes épaules et dévastant tout en un clin d’oeil.
Le manège. Ce manège, les manigances, toutes les choses dont je ne fais pas partie et qui font que... mais bon sang, qui font que je ne fais pas partie de ce monde, que tout va bien trop vite pour moi. Je sais qu’au fond de moi j’aimerais être au centre de tout, mais pas par extravagante mégalomanie non, juste pour pouvoir suivre le rythme. Je me sens tellement démuni, tellement faible. Dévalorisé. Exclu. Et stupide, parfois. Stupide d’attendre... comment dire ? D’attendre l’impossible des autres, tout en n’attendant rien du tout de moi-même.
J’ai l’impression d’être très mûr pour certaines choses, mais alors pour d’autres c’est comme si je n’avais pas évolué depuis mes 14 ans. J’ai l’égocentrisme et hystérie d’une adolescente. C’est ça. J’ai lâché un domaine qui ne me convenait plus, qui me rendait fou, et maintenant je suis non seulement sans aucune perspective d’avenir, mais en plus pressé par le temps. Sentimentalement, je suis un incapable. J’éprouve pour les gens, les femmes surtout, tous les sentiments antagonistes possibles. A n’en plus savoir ce que je ressens, ni même qui je suis vraiment.
C’est un panorama désolant qui s’offre à moi : pas d’avenir, pas d’envie, pas de leitmotiv. Pas même de croyance, ni de conviction intime. Juste l’impression d’être tout au fond d’un puits. Avec la mort pour seule issue.
Le manège. Ce manège, les manigances, toutes les choses dont je ne fais pas partie et qui font que... mais bon sang, qui font que je ne fais pas partie de ce monde, que tout va bien trop vite pour moi. Je sais qu’au fond de moi j’aimerais être au centre de tout, mais pas par extravagante mégalomanie non, juste pour pouvoir suivre le rythme. Je me sens tellement démuni, tellement faible. Dévalorisé. Exclu. Et stupide, parfois. Stupide d’attendre... comment dire ? D’attendre l’impossible des autres, tout en n’attendant rien du tout de moi-même.
J’ai l’impression d’être très mûr pour certaines choses, mais alors pour d’autres c’est comme si je n’avais pas évolué depuis mes 14 ans. J’ai l’égocentrisme et hystérie d’une adolescente. C’est ça. J’ai lâché un domaine qui ne me convenait plus, qui me rendait fou, et maintenant je suis non seulement sans aucune perspective d’avenir, mais en plus pressé par le temps. Sentimentalement, je suis un incapable. J’éprouve pour les gens, les femmes surtout, tous les sentiments antagonistes possibles. A n’en plus savoir ce que je ressens, ni même qui je suis vraiment.
C’est un panorama désolant qui s’offre à moi : pas d’avenir, pas d’envie, pas de leitmotiv. Pas même de croyance, ni de conviction intime. Juste l’impression d’être tout au fond d’un puits. Avec la mort pour seule issue.

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