vendredi 13 août 2004

Les hémorroïdes qui explosent.

Vous savez qu’à force de me branler j’ai de la corne sur la quequette ? Bon d’accord c’est pas vrai, mais ça fait une accroche terrible pour débuter une entrée.

En vérité cela fait un mois que je n’ai pas du tout la tête à la quequette. Je ne l’ai jamais vraiment eue (contrairement à ce que certaines grognasses du net pensent), mais cet été, c’est encore pire. Peut-être est-ce un signe de ma fulgurante dépression ? Ah oui, je dis ça parce qu’il paraît que je suis dépressif. C’est la nouvelle lubie chez les gens autour de moi : me dire que je suis dépressif et/ou que je devrais peut-être consulter. Alors au-delà de l’affront et de l’irritation provoqués - et Dieu sait s’il en faut pourtant peu pour me vexer - c’est leur bêtise qui me dérange. Pourquoi irais-je parler à un psy, pourquoi irais-je payer un type (ou pire : une gonzesse) pour qu’il m’écoute chouiner une heure par semaine sur mes insurmontables problèmes (car je suis l’homme le plus malheureux du monde, c’est bien connu) et pour le voir naviguer au gré des tortueux méandres de ma psyché ? A les entendre, je suis le fils spirituel de Charles Manson. Pitié.

"Neev, lorsqu’on est fragile physiquement on va voir un médecin. Par conséquent, lorsqu’on est fragile mentalement on va voir un médecin de la tête." Un médecin de la tête ! Quelle blague. Un neuro-chirurgien, ça oui, c’est un médecin de la tête. Mais la psychiatrie, du moins celle qui se pratique en cabinet avec le péquin moyen comme patient, ça se rapproche beaucoup plus du charlatanisme que de la médecine. Des gens qui profitent d’autres gens et de leur détresse, détresse généralement causée par les maux occidentaux classiques : le besoin de reconnaissance, la frustration, le stress, l’ennui et j’en passe. Des rapaces, des profiteurs et des vampires. Et on voudrait que je me confie à CA. Attendez mais je ne veux rien avoir à faire avec ces gens-là, moi. A la limite je veux bien brûler leurs maisons et leur tailler la carotide au cutter, mais ça s’arrête là.

Une déprime, deux ou trois coups de sang épars dans le temps, et voilà qu’on vous catalogue "dépressif à tendance suicidaire". Ah ouais. Je ne sais pas si je suis dépressif, mais là je ne vais pas tarder à devenir franchement violent. Ah non, pardon ! Je ne peux même pas le devenir, étant donné que je le suis déjà. Si si, on me l’a confirmé récemment : "Tu débordes d’agressivité, tu me fais peur par moments". A hurler de rire, non ? C’est vrai que je suis un monstre de haine et d’agressivité, tellement mauvais que je n’ai jamais frappé personne, sauf par riposte, dîtes donc ! Alors oui, j’ai souvent envie de tuer, oui j’en rêve la nuit et même parfois le jour, oui j’aimerais avoir le don de faire sauter les anévrismes par un simple claquement de doigts et oui, je souhaiterais très fort décapsuler certains rectums au pied de biche. Cela fait-il de moi quelqu’un de différent de vous ? Sont-ce là des envies qui vous sont parfaitement étrangères ? Ca m’étonnerait beaucoup.

Pardonnez-moi, mais lorsque :

1/ un mec dont le principal objectif dans la vie est de plaire à son patron quoiqu’il en coûte,
2/ une femme qui s’est monté la tête toute seule avec des histoires de maternité juste pour faire comme ses copines alors qu’elle sait pertinemment qu’elle finira vieille fille et qu’elle ferait beaucoup mieux d’en faire le plus tôt possible son deuil, de ce gosse,
et enfin 3/ deux pouffes pourries par la jalousie et l’amertume qui passent leur temps à médire sur les autres dans leur dos en bouffant des chips, le tout pour tenter d’oublier un peu la médiocrité de leur existence...

...se permettent d’émettre le moindre début de jugement sur moi, ben ça m’énerve un tout petit peu. Juste un tout petit peu.


— -== Tas de fumier... ==—