La croisée des chemins.
Maman quand j’serai grand
J’voudrai pas être étudiant,
Ben alors qu’est-ce qu’tu veux faire ?
Je sais pas moi... gangster ?
La tête dans l’oreiller, à étouffer des cris d’hystérie. Appuyer sur les pédales au bord de l’eau, sans même regarder où je roule. Boire des litres et des litres d’eau à m’en faire vomir. Et me poser toujours les mêmes questions. Alors c’est donc là que j’en suis. Ce n’est pas beau à voir.
Je suis de mauvaise compagnie. Lymphatique mais préoccupé, centré sur moi, sur mon malaise. Je suis détestable lorsque je suis comme ça. J’ai envie de voir des gens que je n’ose pas appeler, de peur de leur faire subir cette présence, la mienne. Alors je ne fais rien. Encore.
Et j’étouffe mes cris dans mon oreiller. Encore.
Je suis à la croisée des chemins, au kilomètre 0 de la suite du périple. Les voies sont nombreuses et tellement mal indiquées. J’ai peur d’avancer, peur de me perdre. Alors je ne vais nulle part. Et je meurs, chaque jour un peu plus.
J’ai plus qu’à me flinguer. Allez, tire. Allez, un peu de courage, mon connard. ALLEZ, PUTAIN !!!!!!

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