samedi 13 mars 2004

Ire

Ce soir, je suis énervé. Comme bien d’autres soirs me direz-vous, ce à quoi je vous répondrai : « Peut-être, raclure de bidet de lepéniste, mais ce soir j’en tire parti pour vous proposer quelque chose ».

En effet, je vous propose de lister les choses qui vous énervent, en argumentant un brin. Envoyez-moi vos listes par mail, et je les publierai. Et par pitié, évitez les lieux communs du genre "le racisme", "l’intolérance", "la guerre", "Marc-Olivier Fogiel", etc.

Je commence :

1/ The White Stripes. Prenez 3 accords, jouez les en boucle avec une modulation en fin de couplet, et vendez des millions de disques à des millions de baltringues qui hurlent au génie.
Non franchement, le seul intérêt de ce truc, c’est la poitrine de la batteuse.

2/ L’adolescence (le premier qui me dit « t’inquiètes pas, plus que 5 ans et t’en es sorti », je lui fais bouffer ses dents). Quoi de plus détestable que cette période bâtarde durant laquelle on considère comme plus bel évènement de sa vie un concert de Kyo, au cours duquel on a manqué de mourir piétiné par 2500 hystériques, dont on fait soi-même partie ?
Alors vous allez me dire que c’est pendant l’adolescence que l’on fait une montagne de découvertes formidables. Han han. Et quoi par exemple ? L’amour ? HA HA. Pour un ado, l’amour et par extension le sexe se resume 90% du temps à deux cas de figure : 1/ un monde de déception si vous êtes une fille, 2/ un monde de frustration si vous êtes un garçon. Découverte édifiante et indispensable, effectivement.
Non franchement le seul intérêt de l’adolescence, c’est que les poitrines y poussent.

3/ Marc-Olivier Fo...hum... oui, vous devez commencer à le savoir.

4/ Les publicités pour la lingerie en 4x3 à côté des ECOLES. Dans MaVille, il y a un grand encart publicitaire à 100 mètres d’un collège. La moitié des élèves passent devant 2 fois par jour. Sur cet espace d’affichage, il y a soit :

- Une pub pour des strings.

- Une pub pour des soutiens-gorge.

- Une pub pour des strings et des soutiens-gorge.

- Une pub pour un téléphone portable avec une fille en string sur l’écran LCD.

- Une pub pour un film d’action avec une fille en pantalon taille-basse avec son string qui dépasse.

- Une pub pour des caleçons moule-burnes (histoire de respecter la parité homme-femme, sans doute).
Ces affiches ne sont pas "choquantes" à proprement parler, mais ce sont des images froides et explicites qui véhiculent des idées qui elles, sont implicites et insidieuses. Et ce, à des gamins de 12-14 ans. Les filles se disent : "Wah, c’est trop la classe ce string, ça irait super bien avec mon pantalon, ça fait femme et en plus ça plaît aux mecs", tandis que les garçons eux se disent (ET JE SAIS DE QUOI JE PARLE) : "Regarde-moi cette pute avec son string, là. Putain elle, elle aime la bite ça se voit direct.". Ils ont 12-14 ans hein, je vous rappelle.

La conséquence, c’est que les garçons sont matraqués par cette image de la femme-objet qui titille leur libido EN PERMANENCE, et mûrissent dans le système de pensée : Femme-objet, DONC la femme est inférieure à l’homme puisque l’homme n’est pas un objet, DONC la femme doit répondre à mes attentes qui (en substance) sont de me faire à manger et de me sucer la trique tous les matins. Alors que les filles, elles, sont sans cesse soumises au message négatif de la "femme standard" (car elles n’y voient pas de femme-objet, elles) sur laquelle il faut se calquer, sous peine de se sentir dévalorisée par le regard des garçons constamment posé sur l’arrière-train offert de la camarade de classe populaire, qui elle est conforme à l’alliage "string + pantalon moulant". Elles mûrissent et se résignent donc dans ce système de pensée là : Pour me plaire à moi, je dois obligatoirement plaire aux hommes en me soumettant... chaque jour un peu plus. Ma question est alors la suivante : suis-je le seul à NE PAS TROUVER CA NORMAL ??!!
Non franchement, le seul intérêt de ces campagnes publicitaires, c’est qu’on y voit de belles poitrines.

Mmm. Ce soir, j’ai découvert une chose : j’aime les seins.


— -== Les nichons : c’est ma grande passion. ==—