mardi 3 février 2004

Illumination

Bon, je l’avoue : Natasha St Pier me fait craquer. Je la trouve belle, elle me fait fondre et j’adore son accent, légèrement différent du ridicule accent québécois.

Voilà, maintenant que je me suis foutu la honte bien comme il faut et que j’ai bien énervé tous mes amis outre-atlantique, je peux commencer.
Vous l’avez sans doute remarqué, ces temps-ci je vous parle beaucoup de moi. Enfin, déjà j’écris, ce qui est en soi un demi-miracle. Mais toutefois, je parle beaucoup de moi. Et c’est chiant à lire. Je sais.
C’est précisément pour cette raison que je vais continuer.

Je suis un garçon qui fourmille de paradoxes. Généralement, les gens paradoxaux sont des névropathes et/ou des maniaco-dépressifs.


— - Petit encart culturel ---

Pas mal de gens ont un peu de mal à voir, comme ça à vue de nez, la différence entre les termes névrose, névropathie, névrotique, psychose, psychopathie et psychotique. C’est pourquoi, pour vous, je m’en vais ouvrir mon Grand Larousse en 5 volumes, et vous en donner les définitions exactes.

névrose : Affection caractérisée par des conflits qui inhibent les conduites sociales et qui s’accompagne d’une conscience pénible des troubles.

(traduction : Truc très casse-couilles qui consiste à être psychologiquement démonté en société par des causes qui remontent souvent à loin. Et le truc, c’est que t’es tout-à-fait conscient d’aller mal, mais ça ne te soulage pas du tout, non, ça accentue ta souffrance.)

psychose : Altération globale de la personnalité bouleversant les rapports du sujet avec la réalité.

(traduction : c’est quand t’as un problème dans ta tête qui te fait perdre contact avec le réel, mais bien-bien, quoi.)

névropathie : Tout mode d’organisation pathologique de la personnalité sans que l’on y retrouve les symptômes de la névrose ou de la psychose.

(traduction : c’est quand t’as un problème dans ta tête, mais que c’est ni une névrose, ni une psychose)

névrotique : Relatif à la névrose.

(traduction : c’est juste un adjectif, faîtes pas chier...)

psychopathie : Trouble de la personnalité se manifestant par des comportements antisociaux (passage à l’acte) sans culpabilité apparente.

(traduction : c’est quand tu veux tuer tout le monde et que tu trouves ça naturel, à tel point que tu finis par le faire et que tu te demandes bien pourquoi tu ne l’as pas fait plus tôt.)

psychotique : Relatif à la psychose / Atteint de psychose.

(autrement dit, tous les psychopathes sont psychotiques, mais tous les psychotiques ne sont pas psychopathes)

Portugal : Pays à la con qui entra dans l’Union Européenne en 1986, on ne sait trop comment d’ailleurs.

(ça n’a rien à voir mais mes origines espagnoles m’imposent un certain quota de xénophobie lusitanienne dans ce journal.)

Conclusion : en gros les névropathes sont tous les grands malades, et les psychopathes en font partie. Dans la catégorie en-dessous, il y a les psychotiques. Et quelques catégories encore en-dessous, il y a le commun des mortels atteint de syndrôme névrotique : les névrosés (faîtes coucou à la caméra).


— - /Petit encart culturel ---

Donc je disais : généralement, les gens paradoxaux sont des névropathes et/ou des maniaco-dépressifs. Ou des artistes. Mais moi qui ne suis rien de tout cela, j’ai tendance à cultiver un certain paradoxalisme (terme charmant qui n’existe probablement pas). Par exemple, je vous ai fait état de mon cynisme exacerbé (de toutes manières on ne voit que lui), MAIS ça ne signifie pas que je sois pessimiste, défaitiste et malheureux. Au contraire, je vois toujours (de manière quasi-naturelle, à force) le bon côté des choses considérées comme mauvaises. Hum... tout compte fait ce n’est pas très paradoxal, ça.
Bon ben cherchons un autre exemple... ha voilà : je change souvent d’avis (je l’ai déja dit d’ailleurs). Mmm. D’accord ce n’est pas être paradoxal, c’est juste faire preuve d’instabilité.
Bon, vite vite, un autre... Heu... raah. Je ne suis pas paradoxal du tout, je suis juste un pauvre type incapable de rendre une femme heureuse, ne sachant pas ce qu’il veut, lymphatique... Mais néanmoins aimant, impliqué et parfois très sanguin. Ha bah en voilà, des paradoxes !

Enfin bref, à la base je voulais juste vous dire que Natasha St Pier me fait craquer, et que j’ai beaucoup de mal à l’assumer.

Pitié. Aidez-moi.

—== Je me déteste, mais qu’est-ce ce que peux m’aimer, quand même...