L’animal le plus con de la Terre.
Vous pouvez vous brosser pour que je vous souhaite la bonne année. Noël, c’était déjà bien.
J’adore les documentaires animaliers. Ca me fait relativiser le quotidien, la vie. La vie en société, la vie moderne, et le concept même de vie. C’est ce que je disais à Pinkie l’autre jour, quand tu regardes une antilope galoper comme une tarée les yeux exorbités, tout ça pour éviter que la lionne qui lui cavale après plante ses deux canines grosses comme mes poignets dans sa jugulaire, tu relativises tout de suite tes problèmes.
Maintenant, s’ils pouvaient vendre des docs animaliers en intra-veineuse, ça m’arrangerait assez. Parce que mon début d’année me fait me poser quelques questions sur ce qu’on appelle la loi des séries.
1/ Je fais mon retour sur le marché des célibataires, et ce n’est jamais facile, surtout lorsque c’est votre faute si tant est que l’on puisse parler de faute. Heureusement, la Belle (anciennement Ma Belle, elle est toujours belle mais elle n’est plus mienne) et moi sommes deux personnes douées de sens, adultes, lucides, tendres, à l’esprit vif et au poil doux, donc ça se passe bien. Ceci dit je me connais, je ne suis pas à l’abri d’un soudain pétage de plombs.
Sentiment de culpabilité : 3.75/5
Sensation d’être un putain de loser : 5/5
Capacité à m’en remettre : relative.
2/ Juste après la rupture, je suis allé faire un footing (lamentable mais passons) avec Pinkie. En rentrant chez moi, je salue ma mère, pénètre dans ma chambre, glisse sur le parquet, me ramasse avec une rare grâce sur mon téléviseur, lequel bien évidemment vient s’exploser sur le parquet (sur lequel j’ai glissé comme un con, je vous le rappelle).
Sentiment de culpabilité : 2/5
Sensation d’être un putain de loser : 18/5
Capacité à m’en remettre : parfaite.
3/ Plus tard, même chose, je rentre chez moi. Je déambule nonchalamment sur le trottoir d’un pas assuré (et seul, personne dans un rayon de 100m), lorsque SOUDAIN une voiture arrive à toute berzingue comme disent les jeunes, et prend le virage ultra serré. Ce faisant, la roue arrière droite libère son enjoliveur, qui, tranche la première, passe à deux mètres de mes jambes et vient s’encastrer dans le muret derrière. Après ma chérie et mon téléviseur, ce sont mes jambes que j’ai manqué de perdre.
Sentiment de culpabilité : 0/5
Sensation d’être un putain de loser : Hors catégorie avec mention spéciale "Pierre Richard"
Capacité à m’en remettre : parfaite, une fois le sentiment de parano aiguë évanoui.
Lorsqu’il vous arrive ce genre de choses, vous vous sentez dénué de valeur un bon moment. Qui plus est lorsqu’elles arrivent quasiment coup sur coup.
Heureusement que France 5 est là pour me remonter le moral avec ses films mettant en scène des mérous qui nagent 5000km pour se reproduire.
—== Ah merde c’est vrai... j’ai pu d’télé. ==—

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