mardi 29 avril 2003

Laisseuh tes mains sur mon maaaancheuuuh...

Aujourd'hui j'ai rien d'intéressant à dire. Comme tous les jours en somme, sauf que là, EN PLUS, je suis trop vidé pour écrire. La nuit dernière j'ai fait une crise d'angoisse, j'ai eu toutes les peines du monde à m'endormir, mais j'y suis quand même parvenu, à l'aube. Et à mon reveil tardif (forcément), une pluie de reproches s'abattit sur moi. Et comme je n'ai pas la prétention de vouloir arrêter la pluie, eh bien, plouf, je laisse couler. Et du coup, bien qu'elle débuta fort péniblement, ma journée fût sympathique. Comme quoi le bonheur c'est pas compliqué.
Tenez, comme j'aime particulièrement me couvrir de ridicule, je vous offre un cadeau. C'est une vidéo de moi qui fait l'andouille, une fois encore (4.1 Mo, ça fait lourd l'andouille. La prochaine fois je prendrai des andouillettes).
De rien. Ya pas de quoi, ça me fait plaisir. Bien le bonjour. C'est ça, allez. Bon barrez vous maintenant.
--== Demain on se fait un karaoké. Ou pas. ==--

lundi 28 avril 2003

Fin d'après-midi

Je suis sur le quai de la gare. Je serre avec tendresse le poignet de Pinkie pour lui dire à demain. Elle se dirige vers son wagon, et moi je monte sur mon vélo. Je commence à pédaler vers les escaliers de sortie. Je prends la bécane à deux mains, et la soulève pour descendre les escaliers. Escaliers que je dévale à petites foulées rapides, parce que mine de rien, c'est lourd un vélo. Me voilà en bas, je rechevauche sur ma monture et commence à pédaler à toute berzingue. Il y a beaucoup de monde sur la place de la gare. Tant mieux, j'éprouve un certain plaisir à slalomer à vive allure entre tous ces connards. Pas au point de provoquer un accident, hein, je ne suis pas complètement crétin. Mais tracer au milieu de la foule, c'est vraiment jouissif. Sorti de la place, j'entame la remontée du parc. De la même manière: à bloc. Je dépasse les petits vieux avec deux mètres de marge pour ne pas les effrayer, et je freine des que je vois un enfant. Sur un chemin, le comportement d'un enfant est imprévisible, alors je préfère réduire la sauce. J'aperçois ci et là quelques racailles accompagnées de leurs copines vulgaires. A ce moment, une idée me vient à l'esprit: "Et si on prenait les racailles et racaillettes les plus ridicules en photo, et qu'on publiait ça sur le web pour se marrer? Il n'y aurait même pas besoin de rajouter de commentaires, la seule vision de ces abrutis de moutons est irrésistible". Mais quelques coups de pédale plus loin, je me dis: "Raah.. non, ce sont des gens, ce serait mal. Fait chier, tiens. Je suis trop gentil. Je suis vraiment magnanime".
J'allais continuer de me vanter mentalement, lorsqu'un évènement impromptu m'arracha de mes pensées. Une resplendissante paire de miches, en l'occurrence. "Yoy... bah de toute évidence, y a pas que moi qui suis trop gentil.. CA c'est vraiment très très gentil" me dis-je. C'est le genre de paire de fesses qu'on ne voit que deux fois par an, au plus. Alala c'était beau. Enfin bon quoiqu'il en soit, je dépasse la demoiselle (non sans émotion). Et je ne sais pas si elle m'a effacé la mémoire, décollé la rétine, ou les deux, mais je n'ai AUCUN souvenir des 150 mètres qui ont suivit. Et c'est plutôt inquiétant, parce que dans ces 150 mètres, il y une route. C'est que c'est dangereux, un cul.
J'arrive dans ma rue, longue de 200 ou 300 mètres. J'ai pour habitude de la descendre à fond (comme le reste, en gros). Alors je m'exécute. Pendant ma folle traversée, je repense à l'autre jour, où j'ai failli me prendre de plein fouet une voiture qui sortait sans regarder où elle mettait les roues. Alors naturellement cette fois-ci, je m'éloigne du bord et fais bien attention aux sorties de ces saloperies. Bien m'en a prit, parce que ça n'a pas raté: LA MEME CHOSE. Bon cette fois-ci grâce à mes précautions, j'ai pu l'éviter sans mal. Mais ça ne m'a pas empêcher de maudire le conducteur et sa famille pour les 27 prochaines générations.
J'arrive chez moi. Et je pense à diverses choses. Je commence à m'interroger sur les petites choses bizarres, dans la vie. Vous savez, par exemple lorsque vous discutez alors que la télévision est allumée, et que le gusse dans le poste prononce le mot que vous prononcez, et ce exactement en même temps que vous. Ou alors quand vous pensez à quelque chose, et que cette chose se produit dans les instants qui suivent. Ou lorsque la personne qui se trouve à côté de vous et vous-même commencez à fredonner la même chanson au même moment, alors qu'il n'y aucune raison pour le faire. Toutes ces petites choses, très étranges.

(NDn: cette entrée est parfaitement à chier, je vous demande de m'en excuser. Je suis crevé... D'ailleurs faut vraiment que je sois crevé pour vous demander de m'excuser.)
--== Quand j'étais petit, je pensais que les femmes savaient lire dans les pensées. ==--

dimanche 27 avril 2003

Orwell avait raison.

Google est un outil dangereux. Il y a des gugusses qui sont tombés ici même, en recherchant: "grosses femmes", "petites pouffiasse" (orthographe d'origine), "blague sur pneumopathie", "moi je regarde Al Jazeera", et "mode pinkie". J'espère que le gugusse n°2 a trouvé ses petites pouffiasses. Sinon il ne me reste plus qu'à ouvrir une section pour adultes. Et je n'en ai pas trop envie.
Ashmé m'a envoyé une belle grosse carte d'anniversaire (promis c'est la dernière fois que j'en parle). Allez y cliquez, moi j'ai rit pendant un quart d'heure. Enfin ça c'est la partie détachable pour accrocher au mur. La carte, je ne vais pas la scanner, de toutes manières elle est trop grosse. Mais ce qu'elle m'y écrit est étrange. J'ai un peu l'impression qu'elle lit ce journal. Je dois être parano. Mais avec google il faut s'attendre à tout... Je vais quand même faire une petite déclaration pour en avoir le coeur net.

Ashmé, c'est ton frère qui te parle. Si tu me lis, je compte sur ton sens de l'honneur et de la famille pour me le dire. N'oublie pas tout ce que j'ai fait pour toi (c'est-à-dire à peu près rien). Allez avoue où je dis à tout le monde que tu as des posters de Dany Brillant chez toi, et que tu passes ses disques à ton fils. C'est pas joli joli. Te voilà préviendue.


Blague à part, je m'en trouverais bien embêté, si elle me lisait. Ce serait une intrusion. Mon intimité mentale - cette petite bulle de liberté dans laquelle mon esprit est libre de gambader et de crier à l'infâmie juste pour un mot de travers - serait violée. Nul doute que cela créérait un effondrement de ma confiance en moi-même et de l'amour infini que je voue à l'humanité. Et résultat, je m'engagerais dans l'armée.

Tout ça à cause de ma soeur.
--== n'empêche j'ai bien aimé sa carte :-) ==--

samedi 26 avril 2003

Songe

Nous sommes assis à une table de restaurant, un ami et moi. Un petit restau aux allures de ceux que l'on trouve au bord des autoroutes. L'ambiance n'est pas gaie. Elle n'est pas davantage triste. Disons qu'il y a très peu de bruit, pour un soir. C'en est presque étrange. Je lève la tête, et vois un groupe de quatre ou cinq hommes. En fait, ce sont plutôt de mauvais garçons. Genre Hell's Angels, un peu. Ils sont là, debout en face de nous, entrain de nous regarder manger. D'un air pas commode. Je replonge la tête dans mon assiette, et au moment de la relever, mon ami me souffle: "Ils sont partis, on peut y aller". Alors très vite, nous prenons la porte. Nous marchons en direction de la voiture. Mon ami panique, comme s'il sentait un danger imminent. Et c'est là que les garçons de tout à l'heure nous tombent dessus. Et nous mettent une raclée. Je suis à terre, et je vois mon ami mourir en même temps qu'un voile noir tombe sur mon regard.
Je me retrouve alors dans un parking sous-terrain. Rien à l'horizon. Rien ni personne. Si, une porte verte. Je m'approche, je l'ouvre, je la passe. J'attéris sur un nouveau parking, en plein air celui-là. C'est le parking du restaurant. Ma voiture est là. Tout à l'air normal. Je rentre dans le restau et j'aperçois mon ami, à la même table que précédemment."Viens, je t'attendais!" me lance t-il. "Ok, j'ai compris." lui réponds-je. Et nous commençons notre repas. Cette fois-ci, je prends mon temps. Je ressers à boire à mon ami. J'ai dans l'esprit de tout faire pour qu'il évite de paniquer. Le repas se passe sans heurt, pas de voyous à signaler. Mon ami est maintenant bien imbibé. Je lui glisse "C'est difficile à croire, mais je suis là pour nous empêcher de mourir". Je le prends sous mon bras, et nous marchons en vitesse en direction de la voiture. Je regarde autour de moi, et j'aperçois les voyous assis au loin sur un petit mur. Ils boivent et rigolent entre eux. "Faut qu'on se barre vite d'ici" me dis-je à demi-voix. Deux amis (une femme et un homme, dans mon esprit ce sont mes collègues) m'aident à mettre en vitesse l'ami bourré dans la voiture. On grimpe à notre tour, je demarre, et on se fait soudainement prendre en chasse par les voyous. J'ai le pied au plancher, je slalome entre les voitures. Mon ami qui était encore bourré il y a quelques secondes me guide. Je remonte à toute allure la rue dans laquelle j'habite. J'arrête l'engin, je lance "On se sépare !" pour que chacun parte dans une direction. Je suis au pied de mon immeuble, j'en fais le tour en courant. Je suis pourchassé par trois ou quatre hommes. J'investis alors le parking sous-terrain (le mien, que je connais, et non pas celui de tout à l'heure), afin de tenter de semer mes poursuivants. Une partie de cache-cache commence alors. Je finis par me faire coincer, j'ai les quatre hommes autour de moi. J'en prends un par les pieds, et je m'en sers pour battre deux autres à mort. Leurs regards sont suppliants et leurs visages font ressortir l'agonie. Je fuis et me fais poursuivre par le quatrième. Je ressors du parking, et j'investis cette fois le hall d'entrée de l'immeuble. Je fouille dans mon trousseau pour trouver la bonne clé, pendant ce temps l'homme se rapproche à grands pas. Je passe la porte, je pique un sprint dans le long couloir qui mène aux escaliers. Je grimpe les marches quatre par quatre, l'homme me poursuit toujours. J'ai quatre étages à monter, j'arrive au deuxième, je l'entends qui s'approche. Au troisième, j'aperçois son visage en me retournant brièvement. Et au quatrième, je m'engouffre dans le corridor, je lui referme une porte coupe-feu au nez. J'ouvre la porte de chez moi en quatrième vitesse, j'entre, je la referme et la verrouille aussitôt. Sauvé.
Je me réveille, dehors en bas de chez moi. Tout cela n'était qu'un rêve. Et quel rêve! "Il faut absolument que je le note pour l'écrire dans mon journal", me dis-je. Je m'empare d'un petit bloc note qui traînait là, sur le trottoir. Je commence à écrire, puis je lève la tête, l'air songeur. "Mais..".
Je me réveille, dans mon lit. Tout cela n'était qu'un rêve. Je me dis "Oh putain, c'était pas commun, ça. Faut que je note tout ça pour m'en rappeller". Je m'empare d'une feuille de papier, et je commence à noter. Je m'arrête un instant. Oui. Oui là je suis bien éveillé. Pour de vrai.

Amusant comme rêve. Enfin, la partie "retour dans le temps" en tout cas. Parce que des rêves de poursuite dans mes escaliers par des gens qui ne me veulent pas du bien, j'en ai fait des centaines. D'ailleurs, si quelqu'un veut éventuellement interprèter ce rêve, ou les rêves de poursuite en général, qu'il ne se gêne pas. Ca m'intéresse.
--== je pourrais pas rêver de cul comme tout le monde..? ==--

vendredi 25 avril 2003

Penser. Agir. Agaga.

J'ai peine à y croire. Dans 364 jours, j'aurai 22 ans. Dingue. Tiens.. Je lis sur votre visage une certaine expression de lassitude... Comment? Ah! Oui absolument, je vais continuer de vous emmerder avec mon anniversaire, même longtemps après qu'il soit passé. Tous les jours, toute l'année. Puis après, encore et encore. Jusqu'à ma mort en fait. Et même après ça, si je trouve un moyen. Je suis un mec très sympa.

Les plus courtes étant souvent considérées comme étant les meilleures, je passe à autre chose. Tiens, quelque chose d'extraordinaire. Ce soir, avant le journal télévisé (oui, car en plus d'être excessivement sympa, je me sens également très concerné par toutes les conneries que mes contemporains ont trouvé à faire pour passer le temps), il y avait la pub. Comme tous les soirs remarquez, mais là, il y avait un spot qui a retenu toute mon attention. Le spot en question vantait les mérites des ordinateurs et services HP (Hewlett-Packard, pour les paysans qui me lisent). N'achetez pas d'ordinateurs grand public HP, c'est de la merde. En revanche leurs services réservés au professionnels ont l'air intéressants, si l'on en croit la pub. En effet, on peut y voir quelques grands organismes ou groupes, dans des secteurs variés, et tous équipés de matériel HP. La bourse de NY, Boeing, etc. Le tout sur fond de musique "technologico-progressiste" (ne cherchez pas à comprendre), et une belle voix grave d'homme. Très bien, très intéressant. Nan bien joué, on en apprend un peu sur HP, c'est bien. On en apprend même un peu trop. Car à la fin, l'homme à la belle voix affirme d'une voix convaincue, calme et sûre: "HP, pour ceux qui pensent, et ceux qui agissent". Aïe.. Ouille... Je ne sais pas à combien ils se sont mis pour trouver cette.. magnifique contrepetrie: HP, pour ceux qui pissent, et ceux qui agencent. Bah dîtes, les gars.. merci du renseignement.
--== si j'étais trader new-yorkais, j'aurais les boules. ==--

jeudi 24 avril 2003

Liesse, émerveillement, et jubilation.

D'accord. Abe m'a judicieusement fait remarquer que je n'ai pas cessé de vous bassiner avec mon anniversaire. Enfin, il ne m'a pas dit ça comme ça, mais j'extrapole un peu.
Mmm. Croyez le ou non, je ne m'en étais pas rendu compte. Certains ont sans doute pensé qu'il s'agissait d'un grossier stratagème ayant pour but une récolte maximale d'e-mails d'anniversaire. Que j'avais un besoin exacerbé d'attention sur moi, ou je ne sais quoi. Bien. Bien.... Ceux-là, je les méprise. Non mais franchement, quel âge croyez-vous que j'ai (j'ai 21 ans aujourd'hui, c'est mon anniversaire) ?? C'est vraiment mal me connaître de penser une seconde que je puisse me servir de ce journal pour soulager mon besoin de reconnaissance et de "Roidumondisme". Mais je vous hais! Non mais que je vous hais! Ouuuuuh vous me rendez fou.
Plus sérieusement, en ce désormais célèbre et saint Vingt-Quatre Avril De L'An De Grâce Deux Mille Trois, vous devez vous demander ce que j'ai eu comme cadeaux. Alors dans l'ordre, j'ai eu: rien, un morceau de que dalle, une pincée de nada, et un brin de peau d'zob. En même temps, j'ai dit que je voulais rien, donc ça tombe bien. Les esprits critiques me diront: "Oh bah t'as eu un gâteau quand mêmeeuuuuh". Mouarf. Il n'est pas à moi ce gâteau, il est à eux. Ils profitent simplement du fait qu'il y ait un anniversaire à "fêter" pour pouvoir s'empifrer, c'est purement égoïste. Tenez, l'an dernier je me suis fait engueuler par ma soeur quand je lui ai dit que je ne voulais pas de cadeau. Incroyable tout de même.
Je comprends qu'offrir puisse faire plaisir, mais alors qu'elle ne fasse pas passer ça pour un élan de générosité. Non, c'est purement égoïste, c'est tout. Si vraiment c'était de la générosité, elle ne m'aurait pas demandé ce que je voulais comme présent. Elle aurait fait de son mieux pour trouver quelque chose susceptible de me toucher et de me faire plaisir. Mais comme c'est trop difficile (et je ne la bläme pas du tout, je suis moi-même incapable d'offrir un cadeau correct), elle tombe dans la facilité et m'offre ce que je désire, pour se donner bonne conscience, disons. Ouais mais voilà, moi je ne marche pas. Me faire plaisir, c'est ne rien m'offrir. Me foutre la paix, ça c'est un super cadeau. Ah oui ! Ah là je dis oui Monsieur !
...
--== ... et cette année j'ai beaucoup de plaisir. Presque trop. ==--

mercredi 23 avril 2003

Le match dans le match

Bon sang.
J'étais tranquillement devant Man Utd - Real Madrid (oui du football, on se refait pas), quand ma mère frappa à ma porte.
Maman: Tu viens?
neev: Où?
Maman: Bah, dans le salon.
neev: Pour?
Maman: Bah c'est ton anniversaire.
neev: C'est demain.
Et je referme ma porte aussi sec. Puis, 20 secondes après:
Maman: Viens, on à le gâteau, les bougies sont allumées.
neev: Je suis occupé, là. Bon deux secondes, j'arrive.

Et voilà. On passe une demie-heure à parler de sujets graves, transformés en futilités, la faute à nos talents d'analyse socio-politiques. Allez, je ne me prive pas du plaisir de vous offrir un petit florilège:

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Mana: Terrible cette épidémie de pneumonie, les américains vont devoir leur balancer un missile!
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Papa: Hey t'as vu? Je capte Antenna 3 maintenant (NDn: une chaîne de télévision espagnole)!
neev: Ca doit faire 20 minutes que je suis là à la regarder, donc j'avais remarqué.
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Maman: Raffarin il va en Chine, il est courageux.
Mana: Oh bah toutes manières faut qu'on fasse tout pour emmerder les américains! Alors on va voir les russes, les chinois, et bientôt les nord-coréens!
neev: Il est Premier Ministre Raffarin, c'est pas trop son boulot de s'occuper des relations extérieures.
Mana: Bah il a un droit de regard quand même!
neev: Encore heureux. Mais il a mieux à faire en ce moment.
Mana: Bah ouais mais pourquoi Chichi (NDn: Chirac) n'y va pas lui?
Maman: Il est peut-être malade...
neev: Mm. (ça doit être ça, oui. Bernadette lui a fait un mot. Quelle misère, je vous jure..)
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J'ai pas fait long feu dans le salon, j'ai mangé ma part de gâteau, j'ai lavé mon assiette, j'ai dit merci, et je me suis barré.

Alors oui, je sais. Vous allez me dire: "Oh lala, mais ça va c'est qu'un match de football, hein! C'est pas grave!" Bah non, ce n'est pas grave, encore heureux que ce n'est pas grave. Mais bon me bousiller mon début de soirée quand on n'est pas foutu de se souvenir mon jour de naissance, c'est un peu fort.

--== J'aime pas qu'on se foute de ma gueule. ==--

mardi 22 avril 2003

Retour vers le futur

Dans 2 jours, je.. Nan ok j'arrête. Tiens d'ailleurs, dans ma dernière entrée j'ai dit quelque chose d'inexact. J'ai DEJA passé le cinquième de siècle, soit 20 ans. En effet, j'ai 20 ans révolus depuis 363 jours et demi. Donc voilà, erreur corrigée.

Non non, je ne suis pas obsédé par cet anniversaire du tout. Je me rends simplement compte que je suis un grand garçon, et que bientôt j'aurai une apparence suffisamment mûre pour qu'aucun inconnu n'ose me tutoyer (remarquez, hormis les "chauffeurs de bus cascadeurs (et assimilés)" et les racailles de banlieue, c'est déjà le cas). Et juste après ça, je serai (d'une manière où d'une autre) papa. J'aurai un boulot qui m'épuise et m'ennuie à mourir. Mon épuisante et quotidienne heure de transports. Mon épuisant et frustré de patron. Mon gosse qui, arrivé à l'adolescence, commencera à avoir honte de moi. Mon épouse qui, arrivée à la ménopause, laissera de côté les petites gâteries dont elle a le secret. Alors pour me sortir de la torpeur qui me hante tous les matins à 6h00 lorsque le réveil sonne, j'aurai une maîtresse. Avec un peu de chance, dumoins. Ca sera agréable pendant un temps.. jusqu'à ce que je découvre qu'elle me trompe avec son mari. Ah la salope. Toutes les mêmes. Ecoeuré, je ferai une croix définitive sur les choses du sexe.
Pas grave, j'approche de la retraite! Sauf qu'un jour, pour une raison obscure, je me fais lourder de mon boulot. A huit ans de la retraite (si toutefois ça existe encore, rien est moins sûr). A cet âge là, impossible de retrouver une situation à la hauteur de mes attentes. Mon niveau de vie baisse d'un cran. Pas grave, j'en profite pour réapprendre à m'amuser. Ca faisait longtemps.
Un jour, je décide même de me remettre au footing. Tout fier et content, je m'achète un short et un maillot sans manches. Trop petits pour moi, bien entendu. Mon épouse me taquine un peu. Elle me dit que je ressemble à un bout de viande grasse emballée sous vide. Qu'importe, je suis content quand même. Un petit bisou, puis je passe la porte d'entrée. Je descends les sept étages en trottinant gentiment dans les escaliers. Une main sur la rampe.
Il fait très beau ce matin. De temps en temps, je peux apercevoir le soleil briller entre les tours de la cité. Je vais à mon rythme, c'est-à-dire beaucoup trop vite. Au bout de 800 mètres, je me rends compte que mes muscles me brûlent. "Ouh, j'ai plus mes jambes de 20 ans, moi". Soudainement, mes yeux se fixent sur le morceau d'horizon que la ville m'autorise à voir. Cette phrase résonne dans ma tête.. Mes jambes de 20 ans.. Tout en continuant machinalement à courir, au ralenti, je me rappelle de ce dimanche 20 avril 2003, oui c'est bien ça, 4 jours avant mon 21eme anniversaire... Mon journal en ligne.. Ma jeunesse! Mon visage s'illumine d'un sourire provoqué par la tendresse que ces pensées que me procurent. Toutes ces choses.. j'ai l'impression qu'elle surgissent d'un monde imaginaire, d'un film que j'aurais vu il y a 3 semaines. Puis, chronologiquement et tout naturellement, je repense aux évènements de ma vie. Mon diplôme, que j'ai mis 7 ans à obtenir, mon mariage sans amis présents.. Mon fils.. Peu à peu, mon sourire s'efface. Mes jambes elles, continuent d'avancer. Et plus les souvenirs pénibles me reviennent, plus elles avancent vite, d'elles mêmes. Et rapidement mon esprit est envahi. Mon fils qui ne m'aime pas, ma femme qui ne m'a jamais pardonné mon aventure, et tout cet argent, mes économies, que j'ai dilapidé en conneries afin de compenser le mal être et la frustration qui m'habitent depuis toutes ces années. Je vis de peu, l'avenir est derrière moi, et le pire est à venir. Mon coeur s'emballe. Je ressens une forte douleur dans la poitrine, mes jambes s'arrêtent net. Je m'écroule sur le bitume brûlant. Une grimace connotant l'effroi s'installe sur mon visage. Mes mains se crispent. Je ne respire plus. Je me sens agoniser, mes forces m'abandonnent. Avec maladresse et difficulté, je repense à toutes les choses qui ont eu de l'importance pour moi.

Et je finis par mourir. Seul. 52 ans... au moins je ne suis pas mort idiot.
--== Conclusion: je me suis suicidé il y a deux jours. ==--

dimanche 20 avril 2003

21 Jump C'triste.

Dans 4 jours, je pourrai dire "hé, doucement, je n'ai plus mes jambes de 20 ans!". J'aurai le droit, après tout. D'accord dire cela à 21 ans est dénué de sens, mais d'un point de vue formel, c'est tout aussi valable que de le dire à 40.
Dans 4 jours, je passerai la limite. Celle que l'on franchit tous les ans à la même date, lorsque l'on ajoute un chiffre à son compteur. Et que l'on se rend compte que plus jamais notre compteur n'affichera le chiffre affiché durant l'année désormais écoulée.
Dans 4 jours, je serai pathétique lorsque je dirai avec mélancolie "Ca y est, j'ai dépassé le cinquième de siècle..". Dans 4 ans, je sera ridicule en parlant de quart de siècle. A vrai dire il va falloir que j'attende 29 ans pour avoir l'air à peu près intelligent lorsque j'évoquerai le demi-siècle. (Pense-bête: neev, si tu veux pas mourrir idiot, tiens le coup jusqu'à 50 piges.)
Dans 4 jours, je pourrai légalement boire de l'alcool en Caroline du Sud. Mais ça je m'en branle un peu.

Dans 4 jours, je n'aurai plus jamais 20 ans.

--== qu'est-ce que ça serait si j'en avais quelque chose à foutre... ==--

samedi 19 avril 2003

DTC

Je suis nu, assis sur une moquette bon marché. Je suis adossé sur un bas de canapé, la tête appuyée sur la cuisse de la femme nue alongée sur ledit canapé. J'ai très chaud.
neev: Ca va?
femme: Ouais et toi? C'était bien.
neev: Ouais...
femme: Ah au fait, faut que tu partes à midi.
neev: Euh oui, d'accord. On peut se voir en début de soirée tu crois?
femme: Non.
neev: Ok pas grave!
Je viens m'allonger à ses côtés, je l'enlasse.
neev: Je me sens bien avec toi.
femme: Je sais. T'es gentil. Mmm.. On va se rhabiller, faut que je me prépare. (elle se lève)
neev: Ok, mais on a le temps.
femme: Nan mais il peut venir plus tôt.
neev: Qui ça?
femme: Franck. (NDn (Note De neev): son ex, elle est censée le détester, elle a passé des heures à me raconter ses misères avec lui, et ça fait des mois qu'il ne se sont pas parlé. Enfin c'est ce que je croyais.)
neev: Il doit venir???
femme: Oui, c'est pour ça que tu dois partir avant midi.
neev: Mais pourquoi il vient, depuis quand tu lui reparles?
femme: Ben on se parle, c'est comme ça.
neev: Euh.. Ok.. Mais ça va? Tu fais une drôle de tête.
femme: Oui, t'inquiètes (elle me sourit).
J'approche pour l'embrasser.
femme: C'est bon, allez rhabille toi.
neev: ... Ok t'es pas forcée de me parler comme ça. (je me rhabille, de toutes manières j'ai très froid, d'un coup..)
femme: Nan mais t'es chiant quand t'es comme ça.
neev: Comme quoi??
femme: Rien, t'es chiant. Je veux que tu partes.
neev: Mais pourquoi t'es sur la défensive là?
femme: Parce que Franck ne va pas tarder et je ne veux pas qu'il te voit ici.
neev: On a largement le temps, et puis qu'est-ce que ça peut faire qu'il me voit? (ceci dit je ne tenais pas du tout à le rencontrer non plus)
femme: Je n'ai pas pour habitude de faire se rencontrer les hommes avec lesquels je baise.
neev: Ca t'amuses de me faire du mal?
femme: C'est pas ma faute si la vérité t'insupporte.
neev: J'ai des sentiments pour toi et tu le sais.
femme: Ca c'est pas mon problème et ça ne le sera jamais. Vaut mieux que tu partes, maintenant.

Je ne me rappelle pas de ma réaction à cette dernière phrase. Je ne me rappelle pas non plus être rentré chez moi, pourtant je me souviens avoir pleuré dans ma chambre, une heure après, peut-être moins. Amusant comme on ne se rappelle jamais des quelques minutes qui suivent une grosse claque.
Je vous rassure, c'était il y a plus de 3 ans. Aujourd'hui j'ai passé la journée a essayer de trouver un moyen de faire cohabiter un terminal numérique et un terminal analogique. Rien à voir, vous voyez.
Elle était très bonne au pieu, cette femme. Mais elle m'a fait souffrir. Une souffrance qui doit s'apparenter à celle que l'on ressent lorsque l'on tombe amoureux d'une prostituée. Elle détestait les hommes, et ça, j'ai mis un moment à l'intégrer dans ma petite tête.

jeudi 17 avril 2003

Get it hot !

Je suis complètement remoralisé. J'ajouterai même: agaga-pouet pouet. Minimum.
Ma hausse de moral coincide avec le retour du beau temps et de la chaleur. Du coup j'en profite pour faire le guignol dehors (3.2 mo, oui je sais c'est gros mais je n'arrive pas à compresser le son). Je vous rassure, y avait personne (hormis Pinkie qui me filmait) pour se foutre de ma gueule.
En face de chez moi, il y a une école en travaux. Et chaque matin en me levant, je sursaute à la vue d'une queue de scorpion mécanique géant. De ma fenêtre je ne vois pas le camion, donc ça me fait flipper à chaque fois.
Je suis resté très gamin, je sais. Mais je me préfère comme ça plutôt qu'il y a deux jours.

--== A demain les gentils gens. ==--

mardi 15 avril 2003

Scania

Je suis complètement démoralisé. J'ai la famille à la maison. Ma famille agit sur moi comme un rouleau compresseur. Individuellement, je peux gérer. Mais quand ils sont tous réunis, je perds tout contrôle, je me renferme. Surtout lorsque l'attention se porte sur moi.
Je déteste que l'on me juge. Et malheureusement, c'est un art auquel ils sont passés maîtres. Depuis un bout de temps, en plus. Ashmé, elle a un avis sur tout. Elle analyse tout. Elle se met dans la tête de tout le monde. Et elle parle comme si elle savait tout mieux que tout le monde. Si elle lisait ces lignes, elle s'offusquerait et ça la tourmenterait pendant des semaines. C'est pourtant l'effrayante et insupportable impression qu'elle me laisse à chaque fois que l'on se voit. La preuve, je me sens castré à chaque fois qu'on discute. Mana, elle, prend des pincettes. Elle a tout comme sa soeur un avis sur tout, mais elle se garde bien de le donner, ou alors en y mettant des formes excessives. Ca limite fortement le nombre de discussions franches. Qui plus est, comme elle est très susceptible, on ne peut rien lui dire. Ma mère, elle, n'a aucun repère sur les choses modernes de la vie. Elle me rabaisse sans même s'en rendre compte. Elle n'a pas conscience du poids des mots qu'elle utilise. Et elle se mêle de ce qui ne la regarde pas. Mais ça, c'est commun à toutes les mères. Quant à mon père... le pauvre j'ai déjà beaucoup chié sur sa personne dans ce journal. En plus ça va, aujourd'hui il était presqu'agréable.

En commençant cette entrée je ressentais de la haine. En la finissant, je me sens beaucoup mieux. On dirait que cette daube de journal a une vertu bienveillante sur moi. Good news.

--== Ravalage de bile. Infect. Vraiment. ==--

samedi 12 avril 2003

Oiseau Chaud

Ca. Faisait. LONGTEMPS..... qu'il ne m'avait pas emmerdé comme ça.
J'ai passé la journée entière à me battre avec une parabole. Et pour mon père, en plus. Je sais. Vous mourrez d'envie d'entendre le recit de cette journée, qui à minuit sombrera dans l'abysse des journées de merde oubliées. C'est parti.

8h00: Je dors.
8h01: Je me reveille en sursaut, alerté par un cri strident venu des enfers. Comment? Tonio hurle de joie devant son dessin animé favori? Ah. C'est pareil.
8h40: Le nez dans l'oreiller, j'essaie de trouver une phrase contenant "oh bordel", "égorgez-moi ce con" et "OUI à l'avortement" dans la même phrase.
9h10: Ma mère se met à gueuler avec lui.
9h11: Je me rends.
9h15: Je me rappelle subitement que j'adore ce gamin. C'est fou le nombre de choses qu'on oublie quand on est crevé.
9h20: Je sors de mon antre. En passant devant le salon, j'aperçois un énorme carton. Avec une parabole dessinée dessus. "Ah merde", me dis-je. Ca va encore me tomber dessus.
12h00: "Neev! Tu peux me donner un coup de main?" Bah voyons........
13h00: Le bordel ne marche pas comme je veux. Et l'autre gros lourd qui me bombarde de questions alors que j'essaie de lire la notice. Non je ne suis pas une femme, non je ne peux pas faire deux choses à la fois.
14h00: Ca ne marche toujours pas. Je vérifie deux ou trois choses sur l'internet. Bingo. Mon père n'a pas acheté ce qu'il faut. Ca c'est typique de mon père. Il achète un truc, et c'est pile ce qu'il ne lui faut pas. Surtout si ça coûte cher.
14h30: Nous sommes au Leroy Merlin. Mon père fait deux ou trois reproches gentils au vendeur qui l'a mal conseillé. Le vendeur se trouve être un handicapé mental leger (vraiment hein, ce n'est pas une mauvaise blague). Ce dernier raconte tout et son contraire pour se justifier de son erreur. Je suis effaré de constater que mon père ait pu trouver judicieux de se faire conseiller par un handicapé mental (gentil, au demeurant) qui s'y connait autant en réception satellite que moi en bouffe cachère.
14h32: Au bout de deux minutes de discussion lamentable, j'en viens à me demander lequel de mon paternel ou du vendeur est le plus handicapé.
14h40: On repart avec le bon matos. Je me rends compte que je n'ai toujours pas mangé avec ces conneries.
15h00: Mon père me prend la tête.
16h00: Mon père me prend *vraiment* la tête. Je reste calme.
17h00: Ce mec est insupportable. Il me demande de l'aide, mais veut tout faire à sa manière. Au bout de 46 échecs, il me laisse faire à ma façon, et ça marche. Non pas que je sois supérieurement intelligent, non. Disons que je sais lire.
17h10: Il ne rate pas une occasion pour la ramener. Les "Ah oui c'est exactement ce qu'il me semblait" et autres "Ah bon? C'est pas ce que j'ai entendu à la télé" sont de sortie. Alors que bien entendu, il n'entrave rien à ce que je lui raconte. Parfois je m'amuse même à raconter de grosses conneries pour le plaisir de l'entendre dire "Voilà, c'est tout-à-fait ça!". Déprimant à la longue, quand même.
17h30: Pourquoi les chasseurs ne s'en prennent pas aux satellites? Pourtant, ça vole, ça porte des noms ridicules, et ça se reproduit vite...
18h00: Le bordel marche, mais c'est pas fini. On fera le reste un autre jour. Moi j'en peux plus...

J'ai passé toute la soirée avec le petit Tonio, c'était vraiment sympa. Il est vraiment intelligent ce gamin. Je peux presque lui parler comme à un adulte, et parfois il répond comme un adulte. Et puis il m'a fait un bisou et des câlins, spontanément. C'est mignooooooooooooooooooooooooooooooooooooooonn :)))))))

--== J'en veux un tout pareil. ==--

jeudi 10 avril 2003

Ailes qui poussent n'agacent pas Floos ***

Yeeha! Du nouveau dans mon existence. Avec Trent, on envisage très sérieusement d'emménager ensemble vers septembre. Bon, rien n'est fait, je dirais même que tout reste à faire. Mais c'est une super décision. Je crois que c'est ce qui me manquait pour me responsabiliser un peu: du changement et de débrouillardise. Je serais vraiment content, si ça aboutissait. Je ne manquerai pas de vous tenir au courant.

J'écris moins ces temps-ci. Je n'ai rien à dire. Enfin si, je pourrais ouvrir ma grande gueule et donner mon opinion sur tout ce qui se passe dans le monde. Ah ouais pas con.

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1- La guerre

C'est pas bien. Ca fait du bruit, et de la poussière. Et ça tue des gens. La Mort tue suffisamment des gens comme ça. Ce n'est pas la peine d'en rajouter. Et en plus ça coûte cher.

2- Le froid en Europe

C'est pas bien. Ca fait grelotter quand on attend le train. Et en plus ça coûte cher (en chauffage).

3- Les gens qui font des mp3 pourris avec un logiciel de techno cheap

Problème de société majeur. Personnellement, j'approuve. Oui, je suis pour, et j'ose le dire. Ca serait dommage de rater une occasion de se marrer.

4- La pneumopathie machin

C'est un coup de Ben Laden. Sérieusement, je vous parie 100 EUR que d'ici 15 jours ce con va envoyer une cassette à Al Jazeera disant: "Ah ah je vous ai tous enrhumés bande de bouffonnes. Allah Ack-Babar le roi des éléphants. Tout ça."

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Bon, bah j'ai les compétences pour tenir un billet d'humeur dans un magazine féminin. Je vais envoyer quelques CV, tiens.

*** Ne cherchez pas à comprendre. J'en vois déjà certains rechercher "floos" dans google.. C'est désespérant...

--== Allah pêche aux moules à Omar. ==--

lundi 7 avril 2003

Bus overload

Tout le monde s'est foutu de ma gueule, comme prévu. Ca fait plaisir de voir que certaines valeurs perdurent, dans ce monde qui perd tous ses répères. Enfin quand je dis tout le monde, c'est faux. Abe a trouvé ça bien. Mais lui il ne compte pas, il est.. différent. C'est pour ça que je l'aime d'ailleurs.

Je suis à l'arrêt de bus, et le bus est en approche. Il approche. Il approche. Le suspense est hitchcockien. Il approche. Il est devant moi. Et continue son chemin. Il s'éloigne... Je regarde autour de moi. Les yeux de mes partenaires d'attente sont écarquillés. J'entends un léger "Mais il est con ou quoi?" venant de l'arrière. En effet, le chauffeur avait oublié de s'arrêter. Et le bus disparut. Et après quelques secondes de protestations d'usage, le bus fit sa rapparition! L'engin s'immobilise alors devant nous. Les portes arrières s'ouvrent sans douceur, libérant ainsi les otages du forcené aux commandes du bolide. Quand tout le monde fût dehors, j'entrepris d'emprunter les mêmes portes afin de monter. C'était sans compter sur le cerbère au volant du véhicule.

Michael Schumacher, d'un ton sec: Ca te dérangerait de redescendre et de monter par l'avant? Merci."
neev: "Vous tutoyez tout le monde?" (je la sors souvent celle-là)
Keanu Reeves, dans Speed: "S'il vous plaît."
neev: "Bien sûr!"

Et j'ai obtempéré. Contraint et forcé, écrasé par la force de caractère de l'as du volant. Et bien entendu, toutes les places étaient prises. Dernier arrivé, dernier servi. Qu'importe. Je resterai debout, tel un colosse, et je me frotterai aux lycéennes qui monteront aux prochains arrêts. Si tel est mon fardeau, c'est avec une joie non dissimulée que je l'accepte.
Le bus démarre. Mon sac est au sol, entre mes jambes, et ne dérange personne. Mes mains sont agrippées à la froide barre metallique prévue à cet effet. Bon. Manifestement, tout est en place. Il ne me reste plus qu'à trouver de quoi m'occupper pendant les 25 minutes de trajet. Commençons par observer mes compagnons de voyage. Il y a toujours une demoiselle qui me plaît, lorsque le bus est convenablement rempli. Voyons voyons.. Ah! Très jolie, jeune femme, 19 ans, cheveux rouges, yeux verts. Le mélange est dégueulasse, mais pris séparément, les cheveux et les yeux sont ravissants. Petit nez, lèvres timides. Regard lointain. Peut-être songe t-elle à son homme. Et à quelle sauce elle va le déguster ce soir.
Sentant un début d'érection surgir, je trouvai urgent de me concentrer sur quelqu'un d'autre. Je n'eus pas à chercher bien longtemps. Un jeune homme, le téléphone collé à l'oreille, monta dans le bus. Non pardon, je reprends: un jeune homme, FORT BRUYANT, monta dans le bus. Lequel se transforma aussitôt en une espèce de purgatoire sur roues. L'individu s'était trouvé, je ne sais comment, une place assise dans le fond. Bien, bien au fond. Et pourtant tout le monde était silencieux, de peur de perdre une miette de la conversation bigophonique du type. C'est vous dire s'il parlait fort. Et il multipliait les grossiertés et les fautes de français en plus. Au moment où il lâcha à son interlocuteur un: "HEY VAS Y CRIE PAS DANS MON OREILLE STEUPLAIT!!", je ne pus m'empêcher d'exploser de rire. Un rire que je fis tout mon possible pour étouffer, les yeux fermés et grimaçant. Heureusement je n'étais pas le seul à m'être délecté du comique de la situation. Au moment ou je rouvris les yeux, j'aperçus la petite mignonne aux cheveux rouges me regarder en souriant de toutes ses dents. Sourire auquel je ne répondis pas spontanément, parce que je suis timide et surtout parce que je suis vraiment trop con, mais c'est un autre débat. Non au lieu de ça jei détournai le regard, puis lorsque quelques secondes plus tard je le reposai sur elle, je retrouvai le regard lointain et évasif de tout à l'heure. Toujours occupée à penser aux facéties sexuelles qu'elle réserve à son cher et tendre. Bah dîtes donc, ça doît être un sacré morceau ce gars-là, pour y consacrer autant de réflexion.
Quoiqu'il en soit Bruit-man s'était éteint. Sans doute subitement éhonté. Tant mieux. Le bus s'était vidé quelque peu, aussi. Je pouvais donc m'asseoir. A l'arrêt du centre commercial (autant le citer, c'est un Carrouf), quatre femmes montèrent. Trois bonnes femmes françaises, et une asiatique. Quatre femmes, et trois places assises seulement. Deux juste devant moi, et une à côté de moi. Elles étaient toutes les quatre vraisemblablement collègues de travail, caissières au Carrouf en l'occurrence. Deux des bonnes femmes s'emparèrent des sièges situés devant moi. La troisième bonne femme lança sur un ton mielleux à sa copine asiatique assise sur la place à côté de moi: "Oh dis tu permets que je m'assoie, vu que je descends plus loin que toi..". La brune accepta sans broncher. Les trois grosses truies passèrent les cinq minutes du trajet commun à se moquer de l'accent de la quatrième, et à lui parler comme à une merde (soyons charitables: une demie-merde). Vraiment charmant. Lorsqu'elle descendit, personne ne répondit à son "Allez, à demain!". Et pour finir, quand le bus fût reparti, les trois greluches débutèrent un petit festival de médisances dont la brune était la cible. Un festival très court, puisqu'elles descendirent à l'arrêt suivant. La pouffiasse a fait se relever la petite asiat pour 60 secondes de trajet en plus, à tout casser. Ca s'appelle "le plaisir de faire chier son monde". Elles m'ont laissé un goût amer dans la bouche. Pourquoi cet acharnement? Quelque chose me dit que le seul tort de cette petite dame était de ne pas être française.

J'espère au moins qu'elle ne doit pas supporter cela tous les jours.

--== vivent les grèves. ==--

dimanche 6 avril 2003

Scatophilie

J'ai mon neveu Tonio à la maison pour la semaine. Il a 6 ans. Ca va, il est gentil comme tout. Puis ma mère me fout la paix pendant ce temps. Remarquez, elle n'est pas très pénible, loin de là. Mais il ne m'en faut pas beaucoup pour me sentir oppressé. Et ces derniers temps, je me suis beaucoup senti oppressé. Et quand je me sens oppressé, je ponds une merde. Au sens figuré bien sûr. Allez voir l'évidence vide de sens du mois pour comprendre.

--== je serais vous je n'irais pas voir, mais bon. ==--

samedi 5 avril 2003

Lego Systems, Inc.

Bon. J'ai commencé à écrire cette entrée il y a 5 minutes, et c'était pas mal, jusqu'à ce que je me mette à parler de taupes. Plus précisemment, je discutais le symbolisme de la taupe chez l'adolescent apprenti-jardinier du Moyen-Orient. ... C'est le bordel dans mon esprit, vous savez.

On ne m'a jamais expliqué comment on fait les bébés (heu je précise, rien à voir avec les taupes, hein). J'ai compris tout seul (sans doute comme beaucoup de gamins), en recoupant les infos glanées en regardant la télévision le soir. J'ai d'abord su que le père et la mère faisaient quelque chose. Puis que ça s'appelait "sexe". Puis que ça avait un rapport avec ce que l'on a entre les jambes. Puis que le bébé sort par ce que la maman à justement entre les jambes. Mais la très, très grande découverte fût quand j'ai réalisé que le bordel s'emboîtait ! J'avais 9 ans (environ) quand je l'ai compris. Et ça, ça à été un choc. Vous rendez vous compte? CA S'EMBOITE !!!
J'y aurais jamais pensé. C'est vachement bien agencé, quand même.
Et le plus beau c'est qu'aujourd'hui encore, à 21 ans presque révolus, le principe m'enthousiasme encore. Ca fait partie des charmes, que dis-je, de la MAGIE d'être un homme.

Ah ça m'émeut, tiens. Ca me donne envie de pleurer.
--== non, ne me regardez pas... ==--

jeudi 3 avril 2003

Bernardo

AVERTISSEMENT: Après relecture, je me rends compte que cette entrée est presque pafaitement inintéressante. Par conséquent, ne lisez ce qui suit qu'à la seule condition de n'avoir rien d'autre à foutre. Je ne plaisante pas. Faîtes pas les cons. Merci.

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Une chose que je hais chez mon père, c'est l'air agressif et soupçonneux tendance gestapoïste qu'il prend lorsqu'il pose des questions. En plus cela a pour effet de provoquer un mutisme exacerbé limite violent chez moi.

AVANT:
Un jour, il y a longtemps. 11heures du matin.
Papa: "Où tu vas?"
neev: "Dehors"
Papa: "Oui mais où?"
neev: "Ben dehors."
Papa, retenant la porte d'entrée: "Tu vas me dire où tu vas! Tu ne me parles pas sur ce ton!"
neev: "Hé ho doucement.. Qu'est-ce que j'ai dit..? Malade lui.. Salut..."
Papa: "OU EST-CE QUE TU VAS !!!"
neev: "OU JE VEUX ! T'es pas bien toi?! T'as vu comment tu me parles? Mais allez va dormir tu manques de sommeil. Je vais voir une copine."
Papa: "OK bah c'est pas la peine de s'énerver.."
neev, dans sa barbe: "Putain j'y crois pas.........."

Voilà le genre. Et donc aujourd'hui (ce midi), voilà le résultat:

APRES:
Papa: "neev, mais t'as pas cours?!"
neev: "non."
Papa: "Donc t'as fini les cours?"
neev: "non."

Silence de mon père. Je ne le regarde pas (je me faisais à manger), mais j'imagine sa tête incrédule, la bouche ouverte, le regard fixé sur moi, pensant "non mais il me prend pour un con là...". Alors je jette un coup d'oeil... Bingo. Je le connais par coeur. Y a pas de mal, faut dire.
Puis suivent une série de questions, que j'ignore complètement. Plutôt que de m'énerver, j'ignore. C'est même ma mère qui répond (des conneries) à ma place. Ca doit être agaçant pour mon père, je m'en rends bien compte. Mais je préfère de loin cela à une confrontation vaine.

Et voilà que Pinkie me reproche d'être "saoulant" aujourd'hui. Bon c'est vrai que je suis un peu agressif, sur la défensive. Mais "saoulant" faut pas déconner, puis franchement tu ne t'es pas regardée toi :))
Non mais sérieusement, c'est un bon exemple. Elle me fait un reproche que je trouve parfaitement incongru sur le moment. Avant, je m'énervais et j'agressais. Aujourd'hui, je me contente d'exploser de rire nerveusement, et de rester calme dans la discussion. Résultat, on règle le problème tout en évitant le conflit. D'autant plus qu'elle n'avait pas complètement tort (mais pas raison non plus).
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Voilà voilà.
Je vous avais prévenus. Promis, j'arrête les entrées puériles. Un jour. Peut-être. C'est possible. On verra.
--== mais j'ai honte, quand même. ==--

mardi 1 avril 2003

L'empire des (mon) sens

J'ai dit à ma mère que je comptais me réorienter. Enfin, c'est ce qu'il fallait comprendre en tout cas. Je vous la fait (les pensées sont entre parenthèses):

La scène se passe dans le hall de mon immeuble. J'aperçois ma mère, qui relève le courier.

neev: "Bonjour Madame Neev!"
Maman: "Bonjour Mons.. aaah, c'est toi. T'es allé courir?"
neev: "Ouais." (en jogging avec un pull crade, manifestement je reviens du stade, oui.)
Maman: "T'as plus de cours?" (tu vas jamais en cours, qu'est-ce que tu branles dehors?)
neev: "Non, en fait euh ouais je vais p'tête me réorienter.. enfin ouais. J'en ai marre des maths." (je suis un orateur émérite)
Maman: "Mais pour faire quoi?" (putain il est chiant il peut pas faire comme tout le monde?)
neev: "Je vais me renseigner sur Paris. Mais ce que j'ai fait me servira, vu que j'ai fait plein de maths." (je te rassure, faut pas que tu t'inquiètes, ça va aller..)
Maman: "Ah bon donc tu ne perds pas les années.." (je me rassure, faut pas que je m'inquiète, ça va aller...)
neev: "Euh ben si, mais c'est pas comme ça que je vois les choses." (ah ça, ça va PAS la rassurer...)
Maman: "Ah bon et à 50 ans tu seras toujours à l'école?" (je te déteste, tu le sais ça?)
neev: "pff..." (eh ben, qu'est-ce que je disais.)
Et sur ce je file à la salle de bain me doucher. Quand je suis contrarié, je file toujours me doucher. Bon, faut pas me contrarier dans la rue ou dans le bus, ça pose problème. Mais autrement, c'est ce que je fais. Enfin bon dans ce cas précis je n'étais pas contrarié, j'étais simplement sale.

Je déteste ce genre de petites remarques, dont nous sommes archi-coutumiers dans la famille, mais là c'est pas trop mal passé. Non pas que j'approuve ladite remarque, mais je la comprends. Ce n'est pas pour moi qu'elle disait cela, je pense qu'elle s'inquiètait plutôt pour elle. Plus vite j'aurai un salaire et un boulot sérieux, mieux ce sera, vu qu'il faut que je sois là pour elle en cas de besoin. Certains trouveront cela égoïste. Pas moi. C'est le juste retour des choses, c'est normal à mon sens. Mais ça ne va pas m'empêcher de faire ce que je veux. Bordel.
--== on dit "à mon sens", ou bien "en mon sens"..? ==--