Onirick Hunter. (1/3)
La nuit tombe sur la plaine sur laquelle je suis dressé, pendant qu'un vent glacial vient durcir mes joues déjà rougies par la haine. Devant moi, une infinie étendue de terre sèche transpercée d'une imposante et extravagante tour blanche. Elle brille dans la pénombre, à vrai dire, j'ai le sentiment qu'elle réfléchit la lumière macabre que m'offre la Lune. Mon regard se porte alors sur l'arche d'entrée. Sombre, peu accueillante. J'avance vers elle d'un pas décidé, les poings serrés. Je mords mes lèvres, prètes à exploser sous l'effet du froid. Je suis en rage, je me sens invulnérable. Sous l'arche, des escaliers me mènent à une porte bleue. C'est le début de mon périple.
J'arrive dans une salle pleine de machines. Ou plutôt, de machineries. Des écrans de contrôle, des diodes. Des claviers. Et au milieu, une colonne d'acier.. Je lève la tête pour l'estimer dans son intégralité... Sauf... qu'il n'y a pas de plafond. Je ne vois pas de plafond. Juste cette colonne d'acier s'élevant à l'infini. J'approche alors, et me rends vite compte qu'il ne s'agit pas d'une colonne... mais d'un canon. Et les écrans de contrôles indiquent la mise à feu imminente. J'ouvre la grande trappe qui fait office d'entrée du canon, et je m'installe à l'intérieur, récroquevillé sur moi-même. Je me rends alors compte de ce que je suis entrain de faire. Merde. Merde. Cinq. Oh putain, me risquerais-je même à dire. Quatre. L'appréhension mêlée à la haine me tord l'estomac. Trois. Je lève les yeux, recevant ainsi l'immense privilège de ne RIEN apercevoir du tout, même pas le bout du canon, si tant est qu'il existe. Deux. Je vais crever. Un. A la grâce de Dieu.
Boom.
Je suis propulsé à une vitesse ahurrissante, si bien que j'ai l'impression que mon coeur, pesant une tonne, va sortir entre mes omoplates. J'ai le souffle complètement coupé, et je suis effrayé à l'idée de laisser échapper un bras et qu'il se heurte à la paroi du canon... m'amputant par la même occasion. A ce moment précis, j'ai un sentiment d'abandon de soi, d'avoir perdu tout contrôle sur moi-même. J'ai envie de pleurer. Juste envie de pleurer. Jusqu'à ce que j'atteigne l'extrémité du canon... pour me retrouver dans l'espace, voyageant à une vitesse aussi ahurrissante que tout-à-l'heure, mais soudainement supportable. D'accord d'accord. Me voilà dans le cosmos. Ben tiens.
Un petit coup d'oeil derrière moi... je vois la Terre d'éloigner. Voyons voir ce qu'il y a devant... mm. La Lune. Qui se rapproche. Beaucoup. Trop. Vite. Que faire, hormis fermer les yeux et hurler de terreur? Rien hein. Et bien soit:
neev: AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAHHHHHH!!!
Homme: Ta gueule.
neev: Gni?
J'ouvre les yeux. Je me trouve debout, sur la Lune. Hey, bonne nouvelle, je ne suis pas mort. Deuxième bonne nouvelle, je ne suis pas seul. Un grand type âgé, barbu et à l'oeil très vif se tient devant moi. Il est vêtu d'un chapeau pointu, un long bâton rose, ainsi que d'une cape de la même couleur.
Homme: Hello my friend. I am Gandalf the gay.
neev: The grey.
Gandalf: No no, the gay.
neev: C'est vous qui m'avez dit ta gueule?
Gandalf: Ta gueule.
neev: Ah oui, c'est vous.
Gandalf: Tu as pris le Grand Canon de la Tour. Il ne tire qu'un coup, tous les 28 jours, lorsque la Tour réfléchit parfaitement la lumière de la Lune. Sais-tu pourquoi tu es venu?
La haine ressurgit en moi.
neev: Absolument pas.
Gandalf: C'est fâcheux. Tu vas devoir rechercher sur gaygle la raison de ta venue. (il me montre une borne avec un écran) Tu as une borne internet, là-bas.
Je me connecte sur le web, j'ouvre une fenêtre de mozilla, je tape www.gaygle.com, et je tombe sur un clone de www.google.com, avec un rainbow flag à la place des couleurs classiques de google. J'y tape les mots-clés de ma recherche: "why neev moon", entrée...
--== La suite demain. ==--
J'arrive dans une salle pleine de machines. Ou plutôt, de machineries. Des écrans de contrôle, des diodes. Des claviers. Et au milieu, une colonne d'acier.. Je lève la tête pour l'estimer dans son intégralité... Sauf... qu'il n'y a pas de plafond. Je ne vois pas de plafond. Juste cette colonne d'acier s'élevant à l'infini. J'approche alors, et me rends vite compte qu'il ne s'agit pas d'une colonne... mais d'un canon. Et les écrans de contrôles indiquent la mise à feu imminente. J'ouvre la grande trappe qui fait office d'entrée du canon, et je m'installe à l'intérieur, récroquevillé sur moi-même. Je me rends alors compte de ce que je suis entrain de faire. Merde. Merde. Cinq. Oh putain, me risquerais-je même à dire. Quatre. L'appréhension mêlée à la haine me tord l'estomac. Trois. Je lève les yeux, recevant ainsi l'immense privilège de ne RIEN apercevoir du tout, même pas le bout du canon, si tant est qu'il existe. Deux. Je vais crever. Un. A la grâce de Dieu.
Boom.
Je suis propulsé à une vitesse ahurrissante, si bien que j'ai l'impression que mon coeur, pesant une tonne, va sortir entre mes omoplates. J'ai le souffle complètement coupé, et je suis effrayé à l'idée de laisser échapper un bras et qu'il se heurte à la paroi du canon... m'amputant par la même occasion. A ce moment précis, j'ai un sentiment d'abandon de soi, d'avoir perdu tout contrôle sur moi-même. J'ai envie de pleurer. Juste envie de pleurer. Jusqu'à ce que j'atteigne l'extrémité du canon... pour me retrouver dans l'espace, voyageant à une vitesse aussi ahurrissante que tout-à-l'heure, mais soudainement supportable. D'accord d'accord. Me voilà dans le cosmos. Ben tiens.
Un petit coup d'oeil derrière moi... je vois la Terre d'éloigner. Voyons voir ce qu'il y a devant... mm. La Lune. Qui se rapproche. Beaucoup. Trop. Vite. Que faire, hormis fermer les yeux et hurler de terreur? Rien hein. Et bien soit:
neev: AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAHHHHHH!!!
Homme: Ta gueule.
neev: Gni?
J'ouvre les yeux. Je me trouve debout, sur la Lune. Hey, bonne nouvelle, je ne suis pas mort. Deuxième bonne nouvelle, je ne suis pas seul. Un grand type âgé, barbu et à l'oeil très vif se tient devant moi. Il est vêtu d'un chapeau pointu, un long bâton rose, ainsi que d'une cape de la même couleur.
Homme: Hello my friend. I am Gandalf the gay.
neev: The grey.
Gandalf: No no, the gay.
neev: C'est vous qui m'avez dit ta gueule?
Gandalf: Ta gueule.
neev: Ah oui, c'est vous.
Gandalf: Tu as pris le Grand Canon de la Tour. Il ne tire qu'un coup, tous les 28 jours, lorsque la Tour réfléchit parfaitement la lumière de la Lune. Sais-tu pourquoi tu es venu?
La haine ressurgit en moi.
neev: Absolument pas.
Gandalf: C'est fâcheux. Tu vas devoir rechercher sur gaygle la raison de ta venue. (il me montre une borne avec un écran) Tu as une borne internet, là-bas.
Je me connecte sur le web, j'ouvre une fenêtre de mozilla, je tape www.gaygle.com, et je tombe sur un clone de www.google.com, avec un rainbow flag à la place des couleurs classiques de google. J'y tape les mots-clés de ma recherche: "why neev moon", entrée...
--== La suite demain. ==--

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