Exhausted
| Je suis décalqué, comme disent certains jeunes. Endolori de partout. Bon, je ne vous fait pas le récit de la soirée d'hier, disons que tout c'est très bien passé, bien que j'en sois ressorti complètement sourd. Et handicapé moteur des membres inférieurs. Et avec deux kilos de moins. Autant vous dire que j'ai pris touuuuut mon temps pour rentrer chez moi. Je ne pouvais pas avancer plus vite de toutes manières. Le point le plus positif de la soirée, c'était la rencontre avec les deux gusses. Très sympa. Je les sens un peu portés sur le fric, ce qui ne correspond pas trop à ma conception des choses, mais ceci dit ça fait plaisir de voir des gens contents d'eux-mêmes, sans tomber dans la suffisance (je ne sais pas si je suis très clair mais passons). En ce qui me concerne, je me suis senti à l'aise au bout de deux minutes. C'est suffisamment rare pour être souligné. Non vraiment, c'était agréable de les voir. Après coup, on se dit "Mais merde. De quoi j'avais peur exactement?". Et effectivement, il n'y avait pas lieu de craindre quoique ce soit. Il n'empêche que, la prochaine fois que je les verrai, j'aurai sans doute tout aussi peur. C'est irrationnel, ça fait chier (non: ça fait VRAIMENT chier), mais c'est comme ça. Bon, prochaine étape: restau avec les amis de ma soeur. Great. J'ai pas souvenir de m'être senti à l'aise une seule fois dans un restaurant. Enfin non, disons que jamais je ne me suis senti content de manger au restaurant. Je suis plutôt du genre à aimer les repas à la bonne franquette. Je suis très quenelles en conserve, quiches surgelées... Moi attendre que mon plat soit prêt, et qu'un inconnu vienne me le servir, ça me gave. Encore plus si c'est une femme, surtout que les serveuses sont rarement déplaisantes. Alors dans ces moments là, moi et mon cul assis sur ma chaise, on est un peu gênés. Enfin bref, on verra ce que ça donne. Faut que j'arrête de négativiser sur les choses futiles. Dimanche, c'était l'anniversaire de mon père. Il arrive un temps où l'on ne fête plus les anniversaires. Nous ne nous étions ni vus ni parlés depuis un mois. Il bosse la nuit, et dort le jour. Ca limite les contacts. Mais bon, nous vivons au même endroit, donc si on le voulait, on pourrait. Ceci étant, dimanche je passe dans le couloir, et il était debout. J'en profite pour lui dire "bon anniversaire". Il se retourne, il avait mal entendu. Je lui répète "Bon anniversaire". Il me remercie alors, et se remet devant la télé. Deux jours après, il est parti en vacances, sans dire au revoir. Bon, il a du partir tôt le matin, donc ce n'est pas un problème. Mais si ça n'avait pas été son anniversaire deux jours auparavant, la dernière fois ou l'on se serait adressé la parole avant son départ aurait remonté au mois de mai. |
| --== Ruuuuun tooo theee hiiiiiills.... ==-- |

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