jeudi 12 juin 2003

Back from.. très loin. (a.k.a: Le côté positif des choses)

Décidemment, j'ai du mal avec les débuts de mois. Grosse absence, comme le mois dernier. Le côté positif, c'est que j'ai un tas de choses à raconter.

Je suis resté sur l'épisode Roland Garros je crois. Je vous épargne le récit de la journée, étant donné le peu de sportifs qui lisent ceci. En revanche, une chose amusante: le trajet. Et plus précisément, le métro. A un moment, pour nous rendre dans la bonne direction, nous devions quitter la ligne 9 (interminable ligne 9), pour prendre la 10. Je peux vous garantir qu'entre les deux, et surtout pendant un week-end de Roland Garros, le dépaysement est grand. D'un côté, vous avez une bonne grosse demie-heure sur une ligne bruyante (les enfants n'ont aucune idée du volume sonore qu'ils produisent, c'est fascinant) et ou les origines ethniques de la population occupant la rame sont très diverses. De l'autre, trois minutes de calme, de visages satisfaits, et d'insolantes peaux blanches. Je n'avais jamais vu autant de blancs dans une rame de métro. Oui oui, vous avez bien compris: je parle bien de personnes qui ont la peau blanche. Et qui, au sortir du métro, se dirigeaient TOUTES vers le stade. Vous pouvez chercher, les seuls noirs que vous verrez sont les revendeurs de billet à la sauvette.
Arrivés dans l'enceinte du stade, même chose. Vous cherchez des personnes qui n'ont pas la peau blanche? Regardez du côté du personnel. Et non pas du public. Dans ma dernière entrée, j'ironisais sur cet état de fait, mais sur le ton de la plaisanterie. Et bien force est de constater que j'avais vu juste, sans même savoir de quoi je parlais. Et rien que pour ça, je préfère le Parc des Princes. Je n'ai rien contre les blancs, je le suis moi-même et ça me convient pas mal, merci. Mais voir 4000 personnes qui représentent aussi peu la région parisienne assister au même spectacle est quelque chose de stupéfiant. Un peu comme si en France, le tennis n'était réservé qu'aux blancs bourgeois sur les bords. Ah oui parce que je ne l'ai pas précisé, mais entre les polos/débardeurs Lacoste et les montres de valeur, peu devaient être au SMIC (1) à mon avis. Bref. C'était une superbe journée, et nous comptons y retourner l'an prochain. C'est bien là le principal.


EN PLUS C'EST UN ESPAGNOL QUI A GAGNÉ HAHAHAHA!!!


(1) Salaire Minimum d'Insertion.. C.. C... Merde il sert à quoi le C?

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Quelques jours plus tard, j'étais sur mes rollers adorés (et redoutés), en compagnie de l'éternelle et inamovible Pinkie. Nous traversions une route, le feu est orange, et aucun danger n'est à craindre (hormis une rupture d'anévrisme ou un truc du genre, mais ça serait franchement pas d'bol). Quand soudain, un gugusse nous klaxonne. Pinkie lui sort un "Quoi ! C'est orange mon pote !", le gars ne bronche pas et continue sa route. Et avant qu'il ne disparaisse dans un virage, je lui hurle un gros "TA MÈRE LA PUTE !!!", en insistant bien sur le "p" de "pute", vous voyez le genre.


1. La stupidité de mon geste est proportionnelle au nombre de décibels atteint. Pas de bol pour moi, je l'ai crié très fort.
2. Le langage employé est particulièrement ordurier, mais A) Je suis banlieusard. B) C'était déjà assez compliqué comme ça de traverser la route sur mes roues, sans qu'un connard (ah non pardon, un "sa mère la pute") ne me klaxonne (à tort).
3. Le pire c'est qu'en me retournant pour huler mes gentillesses, j'aurais pu me viander royalement sur le doux bitûme municipal. Et là, c'aurait été la honte sur moi et ma famille pour 25 générations étant donné que...
4. ... une petite bande de racailles gentils était posée sur un banc, ont assisté à la scène, et m'ont à moitié chambré en sortant des "ouuuaaahh le chauuuuud" et ce genre de choses. Alors imaginez si je m'étais croûté comme une merde. Imaginez un peu.


En tout cas désormais, la cité à côté de chez moi me connait sous le surnom "Le Chaud". La classe. Ca force le respect. Faut pas me chauffer quand je roule, moi. Qu'on se le dise. Et le côté positif de la chose, c'est qu'on s'est bien marrés (à mes dépends) avec Pinkie.

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Encore quelques jours plus tard, ma soeur Ashmé est venue nous rendre visite avec le petit. Il faisait beau, pour changer. Alors nous avons fait du roller tout le week-end (pour changer, bis). Mais là il est trop tard pour vous raconter ça, alors il faudra revenir demain. Je suis fatigué moi. Allez, dehors maintenant.
--== La suite demain. Ou dans 12 jours, mais ça va commencer à se voir :o) ==--