mardi 27 mai 2003

Pardon pour le niveau de langage, mais je fais ce que je veux en même temps.

Salut bande de cons. Je vous hais tous, vous le savez ça non? OK, très bien.
Ce jour est placé sous le signe de la tristesse et de l'agressivité (pour changer). C'est avec ces deux sentiments que je me suis réveillé ce matin. La faute à un rêve dans lequel je jouais encore le cow-boy urbain, avec des flingues, des gentils, des méchants, et des voitures. Je ne vous en fait pas le récit, il n'est pas très intéressant. Tout juste horrible, comme d'habitude.
Enfin, toujours est-il que je me suis réveillé triste et énervé, limite agressif. Il me fallait donc trouver une activité sur laquelle je puisse me focaliser pour me changer les idées (lire: me laver le cerveau). Je n'ai pas eu à chercher longtemps, étant donné que je vais faire du roller tous les matins en compagnie de Pinkie. Je suis tellement à chier en roller que cela requiert toute mon attention ainsi qu'une partie de celle de mon amie (mais je progresse quand même). Idéal, donc. Et effectivement, ma petite ballade sur roulettes eut l'effet escompté. C'était bien chouette. Mais ensuite, je suis redevenu triste et bouillonnant de l'intérieur. Pourquoi? D'abord parce que je suis un gros connard gravement atteint, et ensuite parce que cette journée était niquée depuis le réveil. Vous savez, ces journées où tout ce que vous faîtes est à jeter, et où vous vous sentez mal, minable, triste, et à la fin lorsque vous êtes fatigué nerveusement d'être dans cet état, vous avez envie d'appuyer sur le bouton OFF de votre cerveau, et de hurler comme le ferait le croisement entre Lara Fabian et Monica Seles... Vous voyez, non? Je ne suis pas le seul à qui ça arrive, quand même? Bah voilà, aujourd'hui j'étais dans un de ces jours-là. Et ce depuis le réveil. Et même avant ça, vu que dans mon rêve je me suis pris une balle dans l'épaule, la douleur s'étant exprimée en une immense tristesse (ça devait être une balle pleureuse, ils sont balèzes ces américains ils font mourir leurs ennemis de dépression nerveuse).
Plein de gens tout au long de ma vie m'ont rabaissé de toutes sortes de manières, m'ont répété que j'étais particulièrement con (aussi bien du point de vue intellectuel que comportemental). Tous ces gens ne peuvent avoir tort, je dois vraiment être un gros connard, mais je n'arrive pas à vraiment me sentir tel quel. Je pense en fait que je suis tellement au dessus de tout le monde, tellement génial, que tout ce que j'ai à l'intérieur écrase tous les autres avec une telle puissance, que j'en suis très imparfait aux yeux de ce monde. Ouais, ça doit être ça.

Salut neev, je te hais, toi, tu le sais ça non?

--== OK, très bien. ==--