Songe
| Nous sommes assis à une table de restaurant, un ami et moi. Un petit restau aux allures de ceux que l'on trouve au bord des autoroutes. L'ambiance n'est pas gaie. Elle n'est pas davantage triste. Disons qu'il y a très peu de bruit, pour un soir. C'en est presque étrange. Je lève la tête, et vois un groupe de quatre ou cinq hommes. En fait, ce sont plutôt de mauvais garçons. Genre Hell's Angels, un peu. Ils sont là, debout en face de nous, entrain de nous regarder manger. D'un air pas commode. Je replonge la tête dans mon assiette, et au moment de la relever, mon ami me souffle: "Ils sont partis, on peut y aller". Alors très vite, nous prenons la porte. Nous marchons en direction de la voiture. Mon ami panique, comme s'il sentait un danger imminent. Et c'est là que les garçons de tout à l'heure nous tombent dessus. Et nous mettent une raclée. Je suis à terre, et je vois mon ami mourir en même temps qu'un voile noir tombe sur mon regard. Je me retrouve alors dans un parking sous-terrain. Rien à l'horizon. Rien ni personne. Si, une porte verte. Je m'approche, je l'ouvre, je la passe. J'attéris sur un nouveau parking, en plein air celui-là. C'est le parking du restaurant. Ma voiture est là. Tout à l'air normal. Je rentre dans le restau et j'aperçois mon ami, à la même table que précédemment."Viens, je t'attendais!" me lance t-il. "Ok, j'ai compris." lui réponds-je. Et nous commençons notre repas. Cette fois-ci, je prends mon temps. Je ressers à boire à mon ami. J'ai dans l'esprit de tout faire pour qu'il évite de paniquer. Le repas se passe sans heurt, pas de voyous à signaler. Mon ami est maintenant bien imbibé. Je lui glisse "C'est difficile à croire, mais je suis là pour nous empêcher de mourir". Je le prends sous mon bras, et nous marchons en vitesse en direction de la voiture. Je regarde autour de moi, et j'aperçois les voyous assis au loin sur un petit mur. Ils boivent et rigolent entre eux. "Faut qu'on se barre vite d'ici" me dis-je à demi-voix. Deux amis (une femme et un homme, dans mon esprit ce sont mes collègues) m'aident à mettre en vitesse l'ami bourré dans la voiture. On grimpe à notre tour, je demarre, et on se fait soudainement prendre en chasse par les voyous. J'ai le pied au plancher, je slalome entre les voitures. Mon ami qui était encore bourré il y a quelques secondes me guide. Je remonte à toute allure la rue dans laquelle j'habite. J'arrête l'engin, je lance "On se sépare !" pour que chacun parte dans une direction. Je suis au pied de mon immeuble, j'en fais le tour en courant. Je suis pourchassé par trois ou quatre hommes. J'investis alors le parking sous-terrain (le mien, que je connais, et non pas celui de tout à l'heure), afin de tenter de semer mes poursuivants. Une partie de cache-cache commence alors. Je finis par me faire coincer, j'ai les quatre hommes autour de moi. J'en prends un par les pieds, et je m'en sers pour battre deux autres à mort. Leurs regards sont suppliants et leurs visages font ressortir l'agonie. Je fuis et me fais poursuivre par le quatrième. Je ressors du parking, et j'investis cette fois le hall d'entrée de l'immeuble. Je fouille dans mon trousseau pour trouver la bonne clé, pendant ce temps l'homme se rapproche à grands pas. Je passe la porte, je pique un sprint dans le long couloir qui mène aux escaliers. Je grimpe les marches quatre par quatre, l'homme me poursuit toujours. J'ai quatre étages à monter, j'arrive au deuxième, je l'entends qui s'approche. Au troisième, j'aperçois son visage en me retournant brièvement. Et au quatrième, je m'engouffre dans le corridor, je lui referme une porte coupe-feu au nez. J'ouvre la porte de chez moi en quatrième vitesse, j'entre, je la referme et la verrouille aussitôt. Sauvé. Je me réveille, dehors en bas de chez moi. Tout cela n'était qu'un rêve. Et quel rêve! "Il faut absolument que je le note pour l'écrire dans mon journal", me dis-je. Je m'empare d'un petit bloc note qui traînait là, sur le trottoir. Je commence à écrire, puis je lève la tête, l'air songeur. "Mais..". Je me réveille, dans mon lit. Tout cela n'était qu'un rêve. Je me dis "Oh putain, c'était pas commun, ça. Faut que je note tout ça pour m'en rappeller". Je m'empare d'une feuille de papier, et je commence à noter. Je m'arrête un instant. Oui. Oui là je suis bien éveillé. Pour de vrai. Amusant comme rêve. Enfin, la partie "retour dans le temps" en tout cas. Parce que des rêves de poursuite dans mes escaliers par des gens qui ne me veulent pas du bien, j'en ai fait des centaines. D'ailleurs, si quelqu'un veut éventuellement interprèter ce rêve, ou les rêves de poursuite en général, qu'il ne se gêne pas. Ca m'intéresse. |
| --== je pourrais pas rêver de cul comme tout le monde..? ==-- |

<< Page d'accueil