samedi 19 avril 2003

DTC

Je suis nu, assis sur une moquette bon marché. Je suis adossé sur un bas de canapé, la tête appuyée sur la cuisse de la femme nue alongée sur ledit canapé. J'ai très chaud.
neev: Ca va?
femme: Ouais et toi? C'était bien.
neev: Ouais...
femme: Ah au fait, faut que tu partes à midi.
neev: Euh oui, d'accord. On peut se voir en début de soirée tu crois?
femme: Non.
neev: Ok pas grave!
Je viens m'allonger à ses côtés, je l'enlasse.
neev: Je me sens bien avec toi.
femme: Je sais. T'es gentil. Mmm.. On va se rhabiller, faut que je me prépare. (elle se lève)
neev: Ok, mais on a le temps.
femme: Nan mais il peut venir plus tôt.
neev: Qui ça?
femme: Franck. (NDn (Note De neev): son ex, elle est censée le détester, elle a passé des heures à me raconter ses misères avec lui, et ça fait des mois qu'il ne se sont pas parlé. Enfin c'est ce que je croyais.)
neev: Il doit venir???
femme: Oui, c'est pour ça que tu dois partir avant midi.
neev: Mais pourquoi il vient, depuis quand tu lui reparles?
femme: Ben on se parle, c'est comme ça.
neev: Euh.. Ok.. Mais ça va? Tu fais une drôle de tête.
femme: Oui, t'inquiètes (elle me sourit).
J'approche pour l'embrasser.
femme: C'est bon, allez rhabille toi.
neev: ... Ok t'es pas forcée de me parler comme ça. (je me rhabille, de toutes manières j'ai très froid, d'un coup..)
femme: Nan mais t'es chiant quand t'es comme ça.
neev: Comme quoi??
femme: Rien, t'es chiant. Je veux que tu partes.
neev: Mais pourquoi t'es sur la défensive là?
femme: Parce que Franck ne va pas tarder et je ne veux pas qu'il te voit ici.
neev: On a largement le temps, et puis qu'est-ce que ça peut faire qu'il me voit? (ceci dit je ne tenais pas du tout à le rencontrer non plus)
femme: Je n'ai pas pour habitude de faire se rencontrer les hommes avec lesquels je baise.
neev: Ca t'amuses de me faire du mal?
femme: C'est pas ma faute si la vérité t'insupporte.
neev: J'ai des sentiments pour toi et tu le sais.
femme: Ca c'est pas mon problème et ça ne le sera jamais. Vaut mieux que tu partes, maintenant.

Je ne me rappelle pas de ma réaction à cette dernière phrase. Je ne me rappelle pas non plus être rentré chez moi, pourtant je me souviens avoir pleuré dans ma chambre, une heure après, peut-être moins. Amusant comme on ne se rappelle jamais des quelques minutes qui suivent une grosse claque.
Je vous rassure, c'était il y a plus de 3 ans. Aujourd'hui j'ai passé la journée a essayer de trouver un moyen de faire cohabiter un terminal numérique et un terminal analogique. Rien à voir, vous voyez.
Elle était très bonne au pieu, cette femme. Mais elle m'a fait souffrir. Une souffrance qui doit s'apparenter à celle que l'on ressent lorsque l'on tombe amoureux d'une prostituée. Elle détestait les hommes, et ça, j'ai mis un moment à l'intégrer dans ma petite tête.